Premier jour.
Ce matin, il n'y a pas que le chien de la maison qui m'aime, mais aussi les moustiques. À 09:30 locale, ma montre indique 24 degrés et une température maximale de 27.
Disons-le, les Burkinabè ne sont pas connus pour leur ponctualité. Soit ils arrivent une heure en avance, soit une heure en retard. La grosse averse qui s'est abattue sur Ouagadougou constitue tout de même une circonstance atténuante. Sur les six participants prévus, cinq sont présents avec pour certains, leur accompagnant comme Sarah qui prend les photos. En ce qui concerne les photos insérées dans les billets, je travaille sans filet. En cas de problème, n'hésitez pas à me le dire dans les commentaires.
Martine, une enseignante aveugle que j'ai connue à Boulsa participe au cours avec son ou sa petite dernière.
Première séance de cours
Après les présentations d'usage et les remerciements adressés à la généreuse donatrice, Noël entre dans le vif du sujet en invitant chacun à faire preuve de patience en respectant le rythme d'apprentissage de chacun. Vendredi prochain, toutes et tous seront au même niveau. En cas de souci, je me tiens à disposition pour un soutien individualisé.
Pour débuter, Noël décrit l'appareil à la découverte des cinq boutons physiques disposés sur l'écran d'accueil et sur les tranches de l'iPhone.
Après la première séance, les participantes et participants sont capables de déverrouiller leur iPhone en tapant leur code PIN, de naviguer d'une application à l'autre, ainsi que de consulter les différentes pages d'applications.
Noël fait un excellent travail. Il est calme. Il tient compte de la réalité de chacun et prend le temps de vérifier auprès de chacune et chacun la bonne exécution de ce qui a été expliqué afin que personne ne reste sur le bord de la route.
Rencontre avec Yara Kambou
Après l'averse, j'ai une rencontre de travail très productive avec Yara Kambou, le directeur aveugle du centre de formation et d'hébergement qu'A-B-C-d soutient à Gaoua.
Petite digression
Dans le billet d'hier, je vous ai indiqué que Gaoua se trouvait dans la région du sud-ouest du Burkina Faso. Retour à la souveraineté oblige, il ne faut plus dire comme ça. Il faut dire maintenant dans la région du Djoro. Ainsi, toutes les régions du pays des hommes intègres ont été rebaptisées. Si j'ai bien compris, cette nouvelle dénomination se réfère à certains rites initiatiques du peuple lobi.
J'en ai profité pour féliciter Yara et son assistant Tiomanté pour la qualité des rapports qu'ils fournissent au comité d'A-B-C-d. Yara a été en mesure de répondre de manière très claire à toutes nos questions. Quelques exemples:
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- Francine Meyrat-Berthoud, membre de notre comité, se demandait quels légumes entraient dans les préparations culinaires à part le moringa. L'oseille, le gombo et les tomates cultivées dans le jardin du centre sont utilisées quotidiennement;
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- Le comité se demandait également pourquoi si peu de familles contribuaient aux frais d'l'hébergement de leur enfant et comment Yara les sensibilisaient. Lors des voyages de prospection dans les villages, Yara insiste sur le fait que les familles doivent être en mesure de participer en fonction de leurs moyens, soit en argent, soit sous forme de vivres. Actuellement, seules deux familles versent leur obole au centre. Selon Yara, les familles partent du principe qu'elles sont déjà suffisamment punies d'avoir eu enfant handicapé et que finalement, c'est à l'État ou aux ONG de prendre en charge les frais;
- Pourquoi seules les filles travaillent en cuisine? La question déstabilise un peu notre ami Yara. Selon lui, les tâches sont pour l'instant du oins strictement réparties entre les sexes: Les filles à la cuisine et les garçons au champ.
Une soirée calme
Petit pique-nique dans ma chambre, Euro féminin de foot.
À demain!


Les photos sont correctement insérées. Au top !
Bonjour à Martine de ma part .