Avant dernier jour.
Ma montre affiche à 08:00: "Température 25 actuellement, maximale 35, minimale 25".
J'ai fait mes adieux à ma locomotive Oumou, car elle ne travaille pas demain. Elle sera remplacée par Amandine.

J'ai le sentiment qu'il y a dû y avoir une faille dans mon dispositif anti moustiques, car cela me gratte de partout.
J'ai attaqué la rédaction de notre vingt-deuxième bulletin d'informations, 22 déjà, quel chemin parcouru.

C'est vraiment dommage. À l'époque, on pouvait faire de belles rencontres dans la cour de la pension. Évidemment, les Français sont absents. Les gens ne font que passer. Selon ce cher Daouda, la pension a déjà hébergé quelques Russes qui sont très discrets.

J'étais un peu court avec le cash. Nous sommes allés avec Daouda à pied jusqu'au distributeur. Serrés par une myriade de petites motos chinoises tonitruantes, je crois qu'il doit faire 50 degrés sur le goudron.

Grande discussion avec Salif
Salif travaille à la pension depuis une année. Après avoir évoqué la situation au Burkina et le sort du chef du conseil de transition. Nous en venons à un sujet difficile s'il en est: l'homosexualité. Papa d'un petit garçon de moins d'un mois, il ne peut bien évidemment pas imaginer que son fils puisse être homosexuel puisque, selon lui, être homosexuel, c'est un choix qui dépend de l'éducation que l'on a reçue et du milieu que l'on fréquente.
Je crois que j'ai la cote avec Salif. Dès que je descends boire un coup, il s'assied en face de moi et on cause. Nous venons de solder le sort de l'Ukraine et de Vlad, comme il l'appelle.

L'après-midi se passe au frais en écoutant une rencontre de l'Euro: Portugal Turquie.
La soirée
Poulet, frites, merlot avec le match Belgique Roumanie.
Commentaires
Il n'y a pas de commentaire pour cet article.