Dakhla est une ville très touristique située sur une presqu'île. Nous avons tourné au moins une heure avant de trouver un hôtel à la mesure de nos moyens. Histoire de changer du tajine, ravioli en boîte dans la casemate. Bondi a sorti son campinggaz. Cela lui rappelle les virées sous tente avec la Doche et leurs trois fils, à Philippe Paul, ses cours de répétition et à moi, le sempiternel menu du lundi soir à l'asile des aveugles. Nous avons sifflé la bouteille de whisky pour ne pas risquer d'importer des produits prohibés en République islamique de Mauritanie. Il reste un peu de pinard dans le bidon ce qui fait dire à Philippe: "Si il était bon, il y a longtemps qu'il n'y en aurait plus!" Tout en sirotant notre whisky, Philippe et moi choisissons les photos et préparons les textes pour le blog. On entend Michel faire la tambouille et crier comme en famille: "à table!"
Ce matin, petit café dans le bistro du coin qui ressemble comme beaucoup d'autres à un hall de gare, et départ.
Nous venons de rejoindre la route qui va nous mener jusqu'à la frontière mauritanienne. De chaque côté, le désert, il pleuvine par moment. La couleur du sable généralement proche de celle du pantalon de Philippe, passe ici de l'ocre, au jaune, en passant par le gris presque blanc. Depuis 80 kilomètres, nous n'avons croisé que deux véhicules.
Nous nous sommes fixé comme objectif du jour, Nouadhibou, la deuxième ville de Mauritanie située peu après la frontière où aboutit la voie ferrée qui achemine dans ce port le minerai de fer. D'ici là, trois difficultés, et non des moindres, nous attendent: premièrement, la sortie du Maroc, deuxièmement, un no man's land sans piste réellement tracée entre le poste frontière marocain et le mauritanien, et troisièmement, la douane mauritanienne réputée peu engageante. Mais pour ne pas transgresser les règles immuables, nous avons préparé quelques cadeaux, des téléphones portables, pour attendrir la rigueur des douaniers mauritaniens: inch'allah. Nous venons de dépasser le tropique du cancer, 23 degrés 27 minutes latitude nord, 16 degrés 1 minute longitude ouest. Dès maintenant, nous complétons jusqu'au goulot le réservoir du Toyote, aussitôt que nous apercevons une des rares stations d'essence qui ne proposent de loin pas toutes de la super.
J'ai pris place à l'avant du Toyote à côté de Philippe. Bondex prépare le pique-nique à l'arrière. Il débite la viande séchée et distribue les blévita et le pinard pour lui et moi, et l'eau pour Philippe. Quelques larmes coulent dans le Toyote. Les unes de tristesse car on arrive gentiment au bout de l'excellente viande sèche de Greg (boucherie Brumann à Granges VS) et les autres de bonheur, parce qu'on parvient enfin au fond du bidon de merlot.
La sortie du Maroc
Nous serons restés plantés là trois heures et demie. Dans ces circonstances, même la canne blanche demeure impuissante. Les uniformes sont de toutes les couleurs. De l'armée à la police, de la gendarmerie au douanier, ils sont tous là. Autant de contrôles, de tampons. Nous tombons d'autant plus mal que c'est la pause de midi et que tout le monde mange. En plus, hier vendredi, jour de la prière, la frontière mauritanienne était fermée. Les gars restent là debout à ne rien faire, à attendre comme nous. Mais attendre quoi? on n'en sait rien, on attend. La hantise de la dernière benne commence à s'insinuer dans nos esprits résignés: pourrons-nous entrer en Mauritanie ce soir encore?
La piste
On est enfin passé' roulez bolide. Je n'ai jamais vu une piste pareille. Elle est pire que les coins les plus épouvantables de celle qui mène à Boulsa. Sois vaillant mon brave Toyote, promis, nous ne te ferons plus jamais subir des horreurs pareilles, tiens bon mon petit. Aux alentours, Une vraie poubelle, des centaines de carcasses de voitures abandonnées. Cela ne serait vraiment pas le moment de crever. "Merde, ça y est, on s'est ensablé!". On ne peut ni avancer, ni reculer. C'est un peu la panique à bord du Toyote. On descend et on sort les pelles, avec Bondex, on pousse, on avance de 10 centimètres, rien à faire. Comme par enchantement, dix minutes plus tard, se pointe un bus Mercedes pour nous tirer de ce très mauvais pas contre monnaie sonnante et trébuchante bien sûr. Nous n'avons pas le choix et nous laissons 50 euros dans cette aventure. Il est certain que les gars font des traces qui ne mènent nulle part pour que ceux qui ne connaissent pas la vraie piste se plantent. Maintenant, nous sommes dans la queue pour entrer en Mauritanie. A chacun son Paris Dakar. Mais que d'émotion! Ouf, on est passé la frontière sans bakchich, sauf 8 dafalgans. Super chauffeurs, super Toyote, super souvenirs. Bonne nouvelle, cher Toyote, tu es couvert en Mauritanie.
Il nous restait une bouteille de petite arvine que nous destinions à Philippe et Tinou. Compte tenu des circonstances, elle sera bue dès ce soir, à votre santé, cher Philippe et chère Tinou, mais aussi à la nôtre et surtout à celle du Toyote.
Pour toi, petite Colinette, voici une photo du Oui-oui. Il pense également très fort à toi, tonton aussi, Philippe et Michel également. Gros bisou Colinouche!




Salut les mousquetaires,
Dimanche 6h30
J’espère que vous êtes remis de vos émotions d’hier et que l’étape du jour sera un plus « tranquile »……mais en fait comment reconnait-on une vraie trace d’une fausse trace sur une piste dans le sahara
J’hésite à téléphoner à monsieur jardinier … bonne route et merci pour la photo de tonton avec oui-oui sympa de voir mon homme alors si vous pouviez de temps en temps vous photographier ça ferait pas mal dans le paysage!!!
Je prens la route Genève Lausanne pour un premier transport avec la voiture des Bondi…merci Michel!! Bises et soyez prudents Francine
Salut Philippe,et à toute l’equipe,on vous envie,on est jaloux,mais merci de nous fraire revivre ce merveilleux parcour et, bon vent,bonne dunes(bientot).
bon voyage et à votre bonne « santé »
jp+odette
Salut beauf. Quel magnifique voyage vous entrepenez et votre blog est super. Je constate que l’alcool a coulé à flôts depuis le départ. Mais maintenant c’est à l’eau qu’il faudra vous mettre. Je vous souhaite bonne route avec votre Toyote et soyez prudents. Pensées et bisous.
Christine (Bernard pour les intimes)
Salut mon fils,
Belle aventure, il me semble, pleine de stress et de soulagements, mais je me réjouis que vous soyez à destination.
Le bus semble avoir été bien mis au point, et ça me rassure.
Amitiés à vous trois et soyez prudents.
Un peu plus de photos de vous trois serait super, comme le demande Francine.
Bravo pour les commentaires du voyage, c’est comme si on y était.
Santé !
Avec nos compliments et meilleures pensées.
Maman Francine et Roland
Salut brother et ses potes,
Bien joué pour l’ensemble. Juste un bug dans l’organisation….
à 2 jours près on vous offrait l’apéro (thé à la menthe) à Marrakech car nous y étions!!!!
Ah la communication, ça restera problèmatique longtemps peut être ad eternum!!!
Allez bon voyage faites pas les cons et sourtout ne crevez pas de soif, je suis certain que c’est la pire des mort.
A+, bon vent et 3x M…..
Pierre
Salut l’équipe,
Déjà une semaine d’aventures les gars.C’est vraiment super de lire chaque jour vos « boire » et déboires, ça nous permet, nous, à Genève de voir la vie plus « chaleureusement »!
Aujourd’hui j’ai imprimé toutes les pages du blog pour les amener à Grand’mine qui demande tous les jours des nouvelles de SON Jean-Marc et de Michel. Elle vous embrasse fort tous les trois.
C’est chouette de vivre vos aventures et d’ entendre quotidiennement vos voix par téléphone. Ne manque plus que quelques photos de vos magnifiques bouilles et ce sera super.
Je vous envie tous ces moments, surtout le cri qui tue: » A table! ».
Continuez, vous vous et nous faites du bien. Bonne route!
La doche qui ne prend pas encore un ptit peu de sauce!!!
A tous les, accros du blog ……Pas de blog ce soir car à Aleg pas de ciber café! Non mais tout de même!!
En cette journée du 8 mars… bravo les hommes! reposez-vous et bon courage pour la journée de demain. Vous roulez comme des bêtes ! Pensez au confort qui vous attend chez Tinou et Philippe à Ouaga!! Bises et au plaisr de vous lire.
Francine
Bonne route chef… et soyez prudent !!!! C’est vraiment extra ce blog… Merci pour ces beaux récits !! On partage vraiment l’aventure avec vous !!!
Au plaisir de vous lire !!!
A tout bientôt
Janique
Salut Jean-Marc et Cie,
Nous apprécions beaucoup vos commentaires très vivants et souhaitons que le désert ne vous posera pas trop d’ennuis. C’est beau la corruption !!!!! L’on critique notre
pays mais nous sommes des gâtés. J’ai compris à quoi servait les Natel !!!!!!
Bonne route, pas trop d’enmerdes et surtout nous pensons beaucoup à vous. BRAVO.
Je viens d’avoir un télé avec Francine mère.
Merci tonton pour la photo de Oui-Oui, il à bonne mine…bon voyage, gros bisous à vous trois
Salut beauf,
Votre démarche est incroyablement généreuse et courageuse, elle nous transporte là-bas, dans cette Afrique, ce pays si chaud, le soleil qui brûle les plus démunis et bronze les plus riches corrupteurs, un tel décalage de vie doit vous rendre sensible.
Et tous ces kilomètres que vous et votre Toyote avale, c’est incroyable, juste pour le geste sans rien en attendre, si ce n’est…décrocher un sourire, apporter un peu, de ce que l’on à chez nous.
Merci à vous trois, pour toutes ces nouvelles, ce regard que vous portez et partagez via internet, des kilomètres transformés en secondes et l’essentiel circule, cela ne peut nous laisser indifférent et personnellement étant un grand émotif cela m’émeut.
Trois potes,
Une Toyote,
Avec générosité
Et Humilité
C’est aussi grand
Que ce continent.
Merci à vous trois.
Bandes de… Lausannois.