1er novembre 2010

Nous voilà partis!

Après un pot pris à l'aéroport de Genève avec mon loup Francine et Jean, un pote à Boodi, pelage soyeux, tel était son nom chez les louveteaux, me lit le programme concocté par le pasteur Bouba. Cette feuille de route va nous servir de fil rouge tout au long de notre séjour au pays des hommes intègres.

Nous embarquons dans quelques minutes, direction Paris, où nous ferons escale quelques heures, avant de rejoindre Ouagadougou après 5 heures de vol.

Bondi qui feuillette Libération, a déjà l'œil rivé sur l'hôtesse qui va nous servir l'apéro, un méchant Côte du Rhône blanc qui n'a aucune leçon à donner à notre célèbre Rapille.

Arrivés à Paris, tout semble bien commencer. La préposée à l'assistance, une Daniella d'origine tchèque, est charmante et efficace. Dès notre arrivée dans l'autre terminal, l'assistance brille par son absence. La même mésaventure s'était déjà produite lors de mon dernier séjour avec Francine en avril dernier. Après avoir définitivement fait une croix sur l'assistance, nous voici attablés avec un sandwich et un coup de rouge.

Nous voilà dans la salle d'embarquement. Tout À coup, le haut-parleur appelle Bondi au desk. Aurait-il enfin gagné au loto? Non, ce n'est que l'assistance qui nous rattrape.

Nous venons de décoller de Paris Charles De gaulle. Pelage soyeux a sorti un polard de Brussolo et moi, je me transporte sans coup férir avec Ken Follett, dans l'Angleterre du quatorzième siècle. Bondex vient de recevoir son premier mauvais point. La gentille hôtesse vient de nous rapporter nos passeports qui sont tombés de son sac: Ça commence fort.

Les biscuits pour chiens et le Chardonnet sont arrivés. On attend la dînette, ça occupe.

Au menu:

En entrée, salade houlahop, (pâtes aux légumes, sauce tomate, mozzarella râpée), je ne vous explique pas la tête de la mozzarella, fricassée de poulet sauce au pesto, purée de pommes-de-terre et carottes, ou risotto aux champignons, camembert, mandarine, mi-cuit chocolat orange, café et thé. Comme pinard, un vin du Pays d'Oc 2009, La Baume ou un Côte du Ventoux 2009, La Vieille ferme de chez Perrin et fils. Nous avons déjà les tendons qui tirent pour user d'une citation chère à Philippe-Paul Racine, la troisième hyène du voyage à bord du Toyote en mars 2009. Et pour terminer, digestif ou liqueur, dont nous ne connaissons pas encore la nature. Bon appétit! Nous avons opté pour un coup de Vieille ferme plutôt que pour un coup de Baume: erreur. J'en prends pour preuve qu'au second service, il n'y a plus de Baume. Ce vin ressemble comme un frère au merlot que me vend Gégé et que je suis seul à pouvoir boire, mais frais. La gamme de digestif est restreinte. Nous allons jeté notre dévolu sur du cognac, afin que Whist ti ti aboyeur, un autre tète chez les louveteaux, puisse digérer son mi-cuit chocolat orange qui lui reste sur l'estomac, malgré les turbulences sahariennes. Cependant, il semble que nous ayons été repérés, car le chariot des digestifs ne parviendra jamais jusqu'à nous.

Nous sommes arrivés dans les temps à Ouaga. Un monde fou à l'aéroport. Il ne faut vraiment être soucieux quant à l'état de ses bagages. Le comité d'accueil était composé de Valérie, du roi Naré, de Samsung, de Philippe et Anne-Christine.