Catégorie: Actualités du Burkina Faso
Journée mondiale de l’Afrique: en rire ou en pleurer?
Publié le 26 mai 2020
L'Afrique est face à son destin.
Catégorie: Actualités du Burkina Faso
Publié le 26 mai 2020
L'Afrique est face à son destin.
Catégorie: Actualités du Burkina Faso
Publié le 25 mai 2020
Les petits métiers non déclarés représentent 80 % à 90 % de l’activité du continent.
Catégorie: Actualités du Burkina Faso
Publié le 25 mai 2020
Entretien avec le Franco-Béninois Christophe Chodaton.
Catégorie: Actualités du Burkina Faso
Publié le 16 mai 2020
Entre 70 et 80 % des maladies sur le continent sont dues à la mauvaise qualité de l’eau.
Catégorie: Actualités du Burkina Faso
Publié le 14 mai 2020
Pour les auteurs de cette tribune, les gouvernants du continent et leurs partenaires privés doivent "s’allier pour réorienter et renforcer leurs outils de production".
Catégorie: Actualités du Burkina Faso
Publié le 12 mai 2020
Tribune d'Alfred Babo, chercheur, dans Le rendez-vous des idées.
Catégorie: Actualités du Burkina Faso
Publié le 9 mai 2020
Entre la crise sanitaire et l'insécurité, les populations doivent faire face aux exactions des forces de défense et de sécurité.
Catégorie: Actualités du Burkina Faso
Publié le 9 mai 2020
Les pays africains sont dans l’ensemble peu touchés par le Covid-19.
Catégorie: Actualités du Burkina Faso
Publié le 7 mai 2020
La crise du coronavirus met en évidence la dépendance du pays aux importations.
Catégorie: Actualités du Burkina Faso
Publié le 5 mai 2020
Le Burkina passera-t-il du déconfinement à la déconfiture? Rien n’est moins sûr. Compte tenu de l’accélération que connaît l’allègement, voir la chute des mesures restrictives imposées par l’État pour freiner la propagation du Covid-19, tout s’écroule comme château de cartes sous la pression de commerçants et opérateurs économiques qui n’en peuvent plus de chercher à survivre, en attendant de mourir non pas de Covid-19, mais de «Pochvid 20». Loin de donner tort aux mécontents, nous ne pouvons que les suivre dans leur logique de ne pas se laisser mourir de faim, eux et leurs familles, parce que le Covid-19 menace. Il faut bien qu’ils vivent, eux dont la seule pitance journalière provient du marché qui était fermé ou du maquis où la serveuse, souvent mère et père de famille, est payée au prorata de bouteilles servies. De même, les fidèles musulmans qui ne se voient pas accomplir un mois de jeûne sans répondre à l’appel du muezzin pour les prières quotidiennes à la mosquée, n’en pouvant plus de prier en solo sur leur petit tapis dans un coin de la cour, ont poussé à l’ouverture des mosquées. Des lieux de culte qui ont rouvert, pour le bonheur surtout de ces personnes qui vivent de tous ces business juteux créés autour de la mosquée. Et à partir de ce mardi 5 mai, les moteurs des cars de transport des passagers-voyageurs devraient recommencer à vrombir sur les routes nationales et interdépartementales et les gares aussi vont encore grouiller de monde. C’est bien, et même très bien que le Burkina reprenne vie. Sauf que nous semblons oublier qu’il y avait un avant Covid-19, qu’il y a un pendant Covid-19 et qu’il y aura un après Covid-19. Il peut même avoir un retour de Covid-19, si nous n’y prenons garde! Il faut reconnaître que bien des décisions ont été prises à la va-vite par le gouvernement burkinabè qui a visiblement agi par mimétisme et mû par d’autres intérêts tel que celui de calmer la fronde sociale en brandissant la menace du Covid-19, sans donc tenir compte des réalités de populations qui vivent au jour le jour. Mais il faut maintenant fait l’amer constat que tout est démantelé encore à la va-vite, alors que les gestes barrières, notamment le port obligatoire du masque et le lavage des mains à l’eau et au savon ou à l’aide du gel hydro-alcoolique, sont loin d’être des pratiques les mieux partagées par des populations au comportement "s’en fout la mort". Jusqu’à présent, des Burkinabè continuent d’affirmer que le Covid-19 n’existe pas. À côté de cette hérésie totale, les plus cléments affirment que "la maladie est finie". Ainsi, au lieu de vivre avec joie ces levées en cascades des mesures restrictives, on ne peut qu’en être inquiet, car, sans être oiseau de mauvais augure, on peut craindre le drame. Certains pays comme le Ghana voisin ont fait la triste expérience de ce déconfinement hâtif. Du reste, les chiffres de cas positifs à la maladie ont connu ces derniers jours, une légère hausse notamment avec l’augmentation des tests, alors que le Burkina amorçait comme une décrue. Il urge de redresser la barre et tenir compte de l’impératif de sauver les vies! Plus que tout autre, les fidèles musulmans très à cheval sur les prescriptions du Livre Saint, savent que, pour emprunter les propos de l’imam du Cercle d’étude de recherche et de formation (Cerfi), Ismaël Tiendrébéogo, "toutes les fois qu’il y a nécessité de préserver sa vie et celle d’autrui, l’interdit ou le devoir religieux est suspendu". Et que "si on est dans une situation où on aimerait bien voulu être en groupe mais que les conditions ne nous le permettent pas, le fait de prier à la maison est compté comme une prière collective". Mais où donc est passée l’autorité de l’État dans tout ça? C’est clair qu’il faut renforcer la sensibilisation sur les mesures barrières et mettre à contribution la force de la loi, dans les cas de non respect. En tout cas, portons nos masques, lavons-nous les mains et restons chez nous tant que sortir n’est pas obligatoire! Source: Wakat Séra