Voyage à Gaoua, février 2018


Il y a 8 comptes rendus

  • Catégorie: Sur le terrain

    23 et 24 février 2018

    Bonjour, Voici le dernier billet de ce blog. Retour à Ouaga, un peu de repos dans notre pension, le repas carné à la Terra Nostra, quelques rencontres. [caption id="attachment_5578" align="aligncenter" width="1200"] Tableau dans la salle d'exposition de la pension Yiri Suma[/caption]

    Vendredi 23 février

    Retour à Ouaga

    Plongés dans nos bouquins ou dans nos pensées, nous avons parcouru en sept heures les 400 kilomètres qui séparent Gaoua de Ouaga dans d'excellentes conditions dans un bus climatisé. Après une petite sieste, nous parvenons à installer un programme de voix de synthèse sur l'ordinateur de Lucien Naré. Michel n'a pas de grandes prédispositions pour l'informatique. Cependant, il est en progrès.

    La soirée

    Nous retrouvons nos amis à la Terra Nostra. Nous apprécions tout particulièrement le filet de bœufs au poivre vert accompagné par ses pommes-de-terre sautées, les meilleures de toute l'Afrique de l'ouest.

    24 février

    Cette nuit une belle averse a rafraîchi l’atmosphère et a nettoyé les mangues de la capitale. Voilà qui n’est pas fait pour nous déplaire.

    Situation à Boulsa

    Depuis 2008 jusqu’en 2016, nous avons soutenu une école qui accueille des enfants aveugles et malvoyants du degré primaire à Boulsa, chef-lieu de la province du Namentenga dans le centre-nord du Burkina. Sans nous avoir consultés, le fondateur a changé l'affectation des locaux payés par a-b-c-d pour ouvrir des classes du degré secondaire pour accueillir des élèves ordinaires. Le nombre d'enfants aveugles ou malvoyants est passé de 45 à 14. Deux enseignants ont donné leur démission faute d'avoir été payés depuis une année. Un troisième travaille toujours mais sans solde. Le comité d'a-b-c-d a décidé de verser une prime à ces trois fidèles collaborateurs pour les remercier de s’être occupé pendant des années des enfants aveugles et malvoyants de Boulsa. La rencontre s’est bien déroulée. L’atmosphère était assez cordiale. Il ressort de tout ça, un énorme déficit de communication. Le fondateur est omnipotent et entêté et ne comprend décidément rien à la situation. Pour marquer notre bonne volonté, nous allons adresser du papier et du matériel pédagogique directement au fidèle Mathieu qui, malgré les difficultés rencontrées et l’absence de salaire, continue inlassablement sa tâche en faveur des enfants aveugles et malvoyants.

    Que faire des enfants de Boulsa ?

    Nous avons pris contact avec une école qui accueille des enfants aveugles et malvoyants à Zorgho, une ville située non loin de Boulsa. Grâce au parrainage, a-b-c-d se propose d’intégrer dans cet établissement trois enfants. Mais de nombreuses questions sont ouvertes :
    • Quel est le niveau des enfants ?
    • Les parents seront-ils d’accord d’envoyer leurs enfants dans une autre ville ?
    • Les parents seront-ils en mesure de participer aux frais de scolarité, en nature ou en espèces ?

    Le tisserand Casimir

    Casimir, lui-même aveugle, tisse avec 9 handicapés de la vue qu’il a formés des filets à commission que nous revendons en Suisse. Il nous en livre 85. Nous pensons également à Casimir pour former les futurs formateurs en matière de tissage à Gaoua. [caption id="attachment_5579" align="aligncenter" width="800"] Labyrinthe[/caption]

    Conclusion

    Après six jours passés à Gaoua et Ouaga, beaucoup de sujets ont été abordés, plusieurs décisions ont pu être prises, de nombreuses personnes se sont impliquées. Maintenant, le plus dur reste à faire. Cela va dépendre de nous, bien entendu, mais surtout des acteurs sur le terrain. Les constructions prévues à Gaoua ne seront pas la tâche la plus compliquée. La mise en route du centre, l’hébergement des enfants, l’engagement du personnel, la mise en place des formations va demander à Yara et à son comité un grand investissement. Ils pourront compter sur le comité d’a-b-c-d, et sur l’expérience de Bouba. Notre souci quant à la situation à Boulsa reste entier. Plusieurs pistes ont été évoquées pour que les enfants qui restent à Boulsa puissent poursuivre leur scolarité et que ceux qui ont quitté l’école puissent être pris en charge ailleurs. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des progrès, mais aussi des éventuels problèmes rencontrés par les différents acteurs. Nous aurons l’occasion d’en parler lors de notre prochaine assemblée générale statutaire qui aura lieu le 17 mars 2018 à 10:00 à laquelle vous êtes cordialement invités, ainsi que dans notre prochain bulletin.   Michel Bondi       Jean-Marc Meyrat  

  • Catégorie: Sur le terrain

    22 février 2018

    Bonjour à toutes et à tous, Visite du chantier, le pot chez l'entrepreneur Hermann, un après-midi tranquille, une dernière séance avec Hermann et la soirée d'adieu. [caption id="attachment_5564" align="aligncenter" width="1200"] Merci au troupeau de la famille peulh de fumer le terrain du centre[/caption] À côté du centre, une famille peulh fait paître son troupeau de bœufs. À la saison des pluies, le troupeau va commencer sa transhumance vers le nord jusque dans la région de Koupéla, soit un voyage de plus de 300 kilomètres. Nos arpenteurs déterminent les emplacements définitifs où seront construits les futurs bâtiments. Le jardin où sera pratiqué et enseigné le maraîchage couvrira une surface de 900 mètres carrés.

    Apéro chez Hermann

    En plus de son activité d'entrepreneur, Hermann tient à bar près du marché de Gaoua, le Ono-One club. Ça discute, ça rigole, ça parle de la Révolution et du capitaine Sankara. Hermann a prévu deux poulets et de la viande de mouton, mets auxquels nous ne touchons pas par prudence et par respect de nos cuisinières qui nous ont cuisiné un délicieux riz à la pâte d’arachide. Le repas est le seul moment de calme. Les conversations sont remplacées par les bruits de succion et d'os fracassés. [caption id="attachment_5565" align="aligncenter" width="1200"] Joyeux apéro che Hermann[/caption]

    Le « qui m'a pousse »

    Nous avons goûté au « qui m'a pousse » ou « koutoukou ». Il s'agit d'un alcool distillé à partir de sucre et de levure. Cela n'a pas beaucoup de goût. Cependant, sorti du congélateur et consommé avec modération, cela nous rappellera de bons souvenirs de notre fructueux séjour À Gaoua. [caption id="attachment_5566" align="aligncenter" width="800"] Bienvenue au far ouest avec le tisserand malvoyant Seydou[/caption]

    Dernière séance avec Hermann

    Michel a rédigé un procès-verbal qui est signé par les parties en présence.

    La soirée d’adieu

    Nos deux cuisinières ont apporté des cadeaux pour nos gazelles : de la pâte d’arachide et une broderie. En plus du célèbre « koutoukou », Yara m’a offert un bidon de beurre de Karité pour la lionne blanche. [caption id="attachment_5567" align="aligncenter" width="800"] Nos deux cuisinières nous offrent des cadeaux pour nos gazelles[/caption] À demain à Ouagadougou où on va se remettre à la viande !    

  • Catégorie: Sur le terrain

    21 février 2018

    Bonjour, La question des WC est réglée, de quoi ont besoin nos cinq protégés, enregistrement de trois émissions de radio, deuxième rencontre avec le comité de réflexion de l'AEMAG et engagement d'un contrôleur des travaux.

    Les toilettes VIP

    Non, il ne s'agit pas de toilettes réservées aux privilégiés. L'acronyme VIP signifie Ventilated Improved Pit. Une latrine améliorée à fosse ventilée est un type de latrine dérivé de la latrine à fosse simple et destiné à pallier les limitations de celle-ci, en particulier les problèmes de mauvaises odeurs et des mouches. Les résidus peuvent être recyclés dans le maraîchage. Une seule fosse suffira puisque l'apport en engrais sera assuré par la porcherie.

    De quoi ont besoin nos petits protégés ?

    En présence de Thérèse Palenfo, cheville ouvrière et pièce maîtresse du comité de l'AEMAG, nous établissons une liste de ce qui est indispensable  pour accueillir, dans les conditions les moins mauvaises possible, les cinq enfants hébergés au centre:
    • Des médicaments de base;
    • Des ustensiles de cuisine;
    • Une bombonne de gaz;
    • Du savon et de la lessive;
    • Des habits;
    • Des chaussures;
    • Deux lampes solaires;
    • Une bassine lave-main.
    En fin de compte, il y en a pour CFA 168.500.-, soit environ CHF 300.-.

    Le projet sur Radio Évangile

    Nous participons à trois enregistrements:
    • Le premier est consacré au projet à Gaoua avec Michel, Bouba, Yara et Jean-Marc;
    • Le second résume la première émission en langue birifor avec Yara;
    • Un troisième est consacré à la sensibilisation du public et à la stigmatisation des personnes handicapées de la vue à laquelle participent Yara, Bouba et Jean-Marc.
    Ces émissions seront relayées par d'autres radios du Burkina. Elles seront prochainement disponibles sur le site www.a-b-c-d.net. [caption id="attachment_5555" align="aligncenter" width="1200"] Séance d'enregistrement à Radio Évangélique du sud-ouest[/caption]  

    Deuxième round avec le comité de réflexion de l'AEMAG

    Nous avons passé en revue l'intégralité du document. Tiré à trois exemplaires, il est signé par Yara, Bouba et Jean-Marc. Apéritif à suivre. [caption id="attachment_5556" align="aligncenter" width="800"] Yara pose son paraphe sur le cahier des charges[/caption]

    Engagement d'un contrôleur des travaux

    La négociation sur son salaire est un peu serrée. Toutefois, nous parvenons rapidement à un terrain d'entente. On n'a rien sans rien. De plus, notre aveugle Yara a impérativement besoin d'une aide pour mener à bien sa tâche de maître d'œuvre. Maïga se rendra au minimum deux fois par semaine sur le chantier et assistera à toutes les coulées de béton. Un procès-verbal hebdomadaire sera rédigé et un rapport mensuel établi. Nous lui demandons d'examiner en détail l'état du bâtiment existant avant sa réception définitive fixée en août 2018. [caption id="attachment_5557" align="aligncenter" width="800"] Comme Yara, notre contrôleur est un révolutionnaire[/caption]

    La soirée

    L'ambiance est bonne. La nourriture préparée par nos dames est toujours aussi délicieuse. Demain, nous nous rendons sur le chantier pour déterminer l'emplacement définitif des bâtiments à construire durant la deuxième phase. Alors à demain!  

  • Catégorie: Sur le terrain

    20 février 2018

    Bonjour, Aujourd'hui, visite de la classe d'observation de nos cinq petits loulous, rencontre avec le comité de réflexion de l'AEMAG pour l'établissement d'un cahier des charges et, la pluie sur les mangues. [caption id="attachment_5546" align="aligncenter" width="1200"] Un bel accueil des enfants du collège catholique de Gaoua[/caption] Nous nous rendons à l'école catholique. Le directeur qui rit tout le temps est bien disposé. Après l'avoir remercié d'avoir accueilli les enfants en catastrophe, nous passons aux aspects pratiques. L'État ne fournit que trois mois de cantine scolaire et cela quatre jours par semaine. Le reste du temps, les enfants rentrent à midi dans leur famille, quand ils en ont. D'emblée se pose le problème du transport des enfants du collège catholique au centre, le mercredi à midi et durant les six mois sans cantine scolaire. [caption id="attachment_5547" align="aligncenter" width="1200"] Le directeur qui rit tout le temps[/caption]

    Visite de la classe

    Michel remet une belle quantité de Duplos à la classe. Les livres transcrits par la Bibliothèque Braille Romande et livre parlé qu'a-b-c-d a imprimés et envoyés sont utilisés. Les enfants sont très calmes autant par timidité qu'à cause de la chaleur. [caption id="attachment_5548" align="aligncenter" width="800"] Théophile qui soutient les enfants apprécie bien les Duplos[/caption]

    Les familles d'accueil non payées

    Suite à des difficultés liées aux indigentes compétences d'un administrateur muté depuis, Sensorial Handicap Cooperation (SHC), une ONG belge, a dû suspendre son soutien pour l'alphabétisation des enfants aveugles ou malvoyants intégrés dans le collège catholique. Yara a rendez-vous dans deux semaines avec Justine Kaboré, la responsable de la gestion de ce programme d'alphabétisation des enfants déficients visuels  dans les provinces. Cependant, en attendant la mise en application des décisions prises, a-b-c-d va soutenir financièrement l'AEMAG. [caption id="attachment_5573" align="aligncenter" width="800"] La petite Jeudi a l'air de se sentir bien seule sans sa maman[/caption]

    Première round avec le comité de réflexion de l'AEMAG

    Tout se passe bien. Les membres de l'AEMAG posent des questions très intéressantes. Souvent liées à la compréhension de nos intentions, elles n'en initient pas moins des discussions tout à fait pertinentes qui nous permettent de clarifier les choses et, surtout, d'adapter notre jargon à la réalité du terrain.

    La bibliothèque de l'AEMAG

    Durant des décennies, la Bibliothèque Braille Romande et livre parlé, un service de l'Association pour le Bien des Aveugles et malvoyants, a fait transcrire en braille par des personnes bénévoles des livres à l'aide du poinçon. Afin de ne pas perdre ce travail de bénédictins, a-b-c-d a procédé à une sélection de livres qui ont rejoint le centre. D'ores et déjà, des enfants prennent des ouvrages. Placé pour l'instant sous la responsabilité de Yara, ces livres sont mis gratuitement à la disposition des adultes en cours d'alphabétisation et à des étudiants aveugles intégrés dans une École sociale à Gaoua. [caption id="attachment_5551" align="aligncenter" width="800"] Les livres poinçonnés sont sous bonne garde[/caption]

    La soirée

    Associée à la chaleur, la fatigue a rapidement eu raison de nous. Au milieu de la nuit, une belle surprise nous attend: une belle averse. Il s'agit d'une des rares pluies à cette époque de l'année. Il s'agit de la pluie des mangues. La pluie lave les fruits ce qui va faciliter leur maturation. La récolte est proche. À demain à neuf heures sur les pistes!  

  • Catégorie: Sur le terrain

    19 février 2018

    Bonjour à toutes et à tous, Première séance avec le comité de l'AEMAG, réception chez le Maire de Gaoua, réunion avec l'entrepreneur et prise de contacts avec les enfants hébergés dans le centre. [caption id="attachment_5530" align="aligncenter" width="1200"] Vu générale du bâtiment central du centre[/caption] Ce matin, Yara a goûté au Cenovis. Selon lui, cela ressemble un peu au kankankan, un condiment avec lequel les cuisiniers badigeonnent la viande de mouton.

    Première séance avec le comité de l'AEMAG

    Jean-Marc a réexpliqué les enjeux liés au projet. Ce projet qu'accompagne a-b-c-d n'est pas facile, car il fait intervenir de nombreux acteurs.
    • Valais solidaire;
    • La Direction du Développement et de la Coopération (DDC);
    • Les associations de femmes;
    • Les administrations communales, provinciales et nationales et nous en oublions certainement.
    Ce projet s'adresse à deux publics-cibles :
    • Les jeunes en formation professionnelle;
    • Les enfants en âge scolaire hébergés au futur centre qui fréquentent le collège catholique de Gaoua.§
      [caption id="attachment_5540" align="aligncenter" width="1200"] Première rencontre avec le comité de l'AEMAG[/caption] Michel entreprend sa tournée pour vérifier que les défauts constatés lors du dernier séjour en juillet 2017 ont été corrigés. Dans l'ensemble, c'est le cas. Par contre, il constate des fissures sur le sol. Nous allons voir avec le nouvel entrepreneur ce que l'on peut faire, car cinq % du coût de la première tranche des travaux n'a pas été versée pour remédier à ces défauts cachés. [caption id="attachment_5541" align="aligncenter" width="1200"] L'entrepreneur et le contrôleur discutent de l'emplacement des futurs bâtiments[/caption]

    La fête est finie

    Grâce à la fête du 11 décembre, fête de l’indépendance,  qui a eu lieu à Gaoua, le quartier s'est énormément développé. À 150 mètres du centre, une structure accueillant des jeunes filles mères est sortie de terre. Les maisons à prix modéré qui ont été construites dans le cadre de la fête sont pour l'instant inoccupées. L'État a confié les finitions et la gestion de ces maisons à des agences immobilières qui ont doublé les prix. C'est mal parti. Cela n'empêche pas Jean-Marc de rêver d'être propriétaire d'une maison à Gaoua.

    Visite chez le Maire

    Ce politicien frais moulu a l'air plein de bonne volonté. Il déclare qu'il s'engagera personnellement pour l'aménagement de la voie d'accès au centre.

    Séance avec le nouvel entrepreneur

    Il a pu répondre à toutes les questions qui, de notre part, exigeaient des éclaircissements. Cependant, le choix d’un système de toilettes pose problème. Nous n'allons pas entrer trop dans les détails techniques, mais des questions demeurent en suspens. Compte tenu de l'arrivée inopinée de nos cinq petits loulous, priorité est donnée à la construction des latrines et de la cuisine. La maison du gardien, la paillote et la porcherie suivront dans les meilleurs délais. Nous pallions au plus pressé.   Nous devons surtout veiller à la santé, à l'hygiène, à la sécurité, à la scolarité des enfants et à leur équilibre, car ils ont été balladés entre leur village et des familles d'accueil qui les ont rejetés.

    La soirée

    Nous avons assisté, médusés, à un évènement totalement inattendu. En effet, Bouba a bu un verre de vin rouge. Demain, nous nous rendons au collège catholique et organisons une première séance avec le comité de l'AEMAG pour étudier le cahier des charges. Alors, à demain !  

  • Catégorie: Sur le terrain

    18 février 2018

    Bonjour, Une bonne surprise pour Jean-Marc à l'heure de sa première bouffée de pipe. Un des chats de la maison vient lui faire des câlins. [caption id="attachment_5517" align="aligncenter" width="900"] Deux minous qui se bagarrent[/caption] Dans le jardin de notre pension, nous prenons le petit déjeuner constitué de délicieuses confitures locales et d'un tube de Cenovis que Jean-Marc a pris le soin d'importer d'Helvétie.

    Départ pour Gaoua

    Nous embarquons à huit heures dans ce qui devait être, selon l'horaire, un car climatisé. En fait, il s'agit du véhicule le plus pourri parmi les nombreux cars en partance. L'avantage, nous n'aurons pas à subir le sempiternel couper décaler et les séries télévisées ivoiriennes à l'eau de rose.

    On n’est pas chez Car Postal

    Jean-Marc qui est un peu grand, déploie sa canne blanche à chaque halte pour dissuader celles et ceux qui souhaiteraient s'asseoir à côté de lui. Après à peine une heure de route, il faut enlever une roue pour changer le disque de freins qui a rendu l'âme. On n'est pas sorti de l'auberge [caption id="attachment_5522" align="aligncenter" width="1200"] Les causes de la panne[/caption] La réparation est effectuée par le chauffeur et ses assistants sur le bas-côté de la route. [caption id="attachment_5523" align="aligncenter" width="1200"] Début de la réparation[/caption] Une bonne heure plus tard, nous reprenons la route dans la chaleur qui monte inexorablement. Après deux contrôles des passeports en colonne en plein soleil, nous sommes à peu près morts. Nous arrivons à Gaoua avec plus de deux heures de retard. Nous sommes accueillis par Yara, le président de l'AEMAG et son neveu Ismael, ainsi que par Daniel, le propriétaire de la pension où nous allons dormir et manger.

    Objectif du séjour à Gaoua

    À Gaoua, chef-lieu de la province du Poni au sud-ouest du Burkina, a-b-c-d accompagne l'Association de l'Espoir des Aveugles et Malvoyants de Gaoua (AEMAG) pour la mise en place d'une structure pour la formation professionnelle de jeunes aveugles ou malvoyants ainsi que  pour l'hébergement des enfants handicapés de la vue intégrés dans le collège catholique de Gaoua. La première tranche des constructions achevée, nous devons examiner de près le programme des travaux à venir et les filières de formation avant de donner notre feu vert.

    Grande surprise!

    À notre arrivée à Gaoua, Yara nous annonce que le centre doit déjà accueillir des enfants. En effet, les familles d'accueil n'étant plus payées depuis des mois, elles ont   refusé d'accueillir les enfants commençant le CP2 en octobre 2017. Pour répondre à la sollicitation de l’école, Yara a pris sur lui d'aménager dès début février 2018 avec les moyens du bord un dortoir du futur centre. Ce sont cinq enfants qui sont hébergés couchés sur des nattes à même le sol surveillés par Yara et un gardien pendant la nuit. De plus, un jeune adulte en cours d'alphabétisation a un œil sur eux. Yara a été très réactif, une bonne chose. A-b-c-d va mettre tout en œuvre pour soutenir cette initiative mise sur pied dans l'urgence. Les enfants ont débuté leur année scolaire il y a deux semaines. Le retard qu'ils ont pris sur l'année n'aura pas beaucoup de conséquence puisque les enseignants étaient en grève. Nous allons examiner comment soutenir ces enfants par le biais des parrainages.

    La soirée

    La conversation roule agréablement. Nous ne tarissons pas d’éloge sur les spaghetti à la sauce tomate cuisinés par la fille du propriétaire Daniel. Dès demain, nos chères dames officieront. [caption id="attachment_5524" align="aligncenter" width="1200"] Retrouvailles autour de la table[/caption] À demain pour une première visite sur le chantier, une rencontre avec le Maire de Gaoua, l’entrepreneur des travaux et les cinq enfants hébergés dans le centre.  

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    17 février 2018

    Bonjour à toutes et à tous, Dans ce blog, nous vous invitons à prendre connaissance des évènements qui vont ponctuer le séjour de Michel Bondi et Jean-Marc Meyrat, représentants d'a-b-c-d au Burkina Faso du 17 au 24 février 2018. N'hésitez pas à poster des commentaires. [caption id="attachment_5507" align="aligncenter" width="900"] Jean-Marc en pleine rédaction[/caption]

    Nous voilà repartis pour de nouvelles aventures

    Cette fois, nous faisons dans la facilité en demandant l'assistance dès Genève. Ainsi, nous passons tous les contrôles pour nous retrouver les premiers dans l'avion. À Bruxelles, nous apprenons par le gars de l'assistance que nous étions dans le même avion que la reine de Belgique. Il nous semble qu'elle s'appelle Astride, sans garantie. Ce dont nous sommes certains, c'est que ce n'est pas Fabiola. Nous traversons l'aéroport et passons allègrement tous les contrôles juchés sur une petite voiture électrique. Dommage que nous n'ayons pas de photo pour illustrer ce moment. L'ambiance est bonne. Michel imite le sifflet du Général Dufour, un bateau de la CGN, en soufflant dans le goulot de sa bière Duvel. À part ça, le vol est ponctuel et sans histoire. À 17 heures TU, il fait 30 degrés à Ouaga. Nous sommes attendus à l'aéroport, à peine un quart d'heure pour faire toutes les formalités. Nous attendent:
    • Boubakar Ouedraogo, dit Bouba, le représentant d'a-b-c-d sur place;
    • Lucien Naré, dit le roi Naré, responsable de l'Association pour le Salut des Handicapés de la Vue du Burkina (ASHVB) avec son nouveau chauffeur Paul et son assistante dévouée.
    Nous arrivons à notre pension en pleine présentation d'un livre sur la créativité où nous rejoint Samsung et son rire incomparable.

    La soirée

    Nous mangeons chez Madame Ping, l'un des deux restaurants que nous avons l'habitude de fréquenter. Ce manque d'originalité s'explique pour éviter que Michel se perde dans le dédale des rues mal éclairées. Ils sont incroyables ces Chinois travailleurs et nomades. Soucieuse de la scolarité de son petit Léon, Madame Ping projette l'ouverture d'un take away à Chambéry parce qu'elle a une cousine à Lyon. Quant à son bistro à Ouaga, elle a une vague cousine dans le fin fond de la campagne chinoise qui le reprendrait. À demain pour le départ pour Gaoua.  

  • Catégorie: Sur le terrain

    Voyage d’a-b-c-d à Gaoua du 17 au 24 février 2018

    Samedi prochain, Michel Bondi et Jean-Marc Meyrat s'envolent pour le Burkina Faso. Si la connexion internet ne nous joue pas de mauvais tours, nous posterons quotidiennement un billet sur notre blog. À dimanche !