25 octobre 2012

Départ de la gare de Lausanne à 08h15 dans la grisaille. Après avoir goûté aux joies des pendulaires debout de Lausanne à Genève cernés par nos valises, nous sommes parvenus sans encombre à l'aéroport. Cette fois, nous sommes moins chargés que d'habitude: une valise et un bagage à main chacun. Un record de retenue.

Ce qui est lourd, ce sont trois machines pour écrire le braille destinées à l'Ecole Jean-Marc Meyrat à Boulsa. A par cela, nous amenons un ordinateur portable pour Bouba et quelques cadeaux pour les potes, dont un ballon de foot pour le fils de ce même pasteur Bouba, de son vrai nom, Boubakar Ouedraogo. Nous ne nous sommes pas trop mal débrouillés avec notre pèse-personne, seule une des deux valises dépassait les fatidiques 23 kilos autorisés.

Hier soir au menu: carré de veau et endives braisées, le tout précédé d'une délicieuse Petite Avine et accompagné d'un pinot noir neuchâtelois.

Audio: Déclaration Francine

Tu parles Charles. Tout ne s'est pas si bien passé que ça. L'assistance à Roissy a été pitoyable. Ils tournent comme des hélices en se rejetant la faute les uns sur les autres. On a glandé pendant une heure. Finalement, je me suis fâché, j'ai un peu gueulé et finalement, nous avons pris la navette comme des grands et, grâce à Francine, nous nous sommes effectivement très bien débrouillés. Cette fois, c'est décidé, je ne solliciterai plus jamais l'assistance à Paris. J'ai dit à une des préposées que j'étais à moitié français et que ce n'était pas la moitié dont j'étais le plus fier. C'est beaucoup plus stressant d'attendre sans information, sans savoir si l'on nous a oublié, que de marcher en suivant les indications. De plus, avec ma canne blanche, nous n'avons pas trop de souci aux différents contrôles.

Audio: annonce dans l'avion

Tout est bien qui finit bien. Nous voilà installés dans l'avion et nous attendons l'apéro. Renseignements pris auprès de Jérôme, le chef de cabine avec lequel nous avons sympathisé, il y a du champagne à bord.

Après avoir bu notre verre de champagne au-dessus de Montpelier, nous attaquons la croque au-dessus de la grande bleue. Au menu: En entrée, salade de pâtes au pesto, mimolette. En plat de résistance, boulettes de dinde et de bœuf au jus, purée de carotte, brocoli. Puis, camembert, suivi d'un smoothie fraise-framboise, d'une tartelette feuilletée aux pommes, de café et de thé. Nous ignorions que la gastronomie française recelait des trésors aussi insoupçonnés qu'insoupçonnables. Le pinard, un rouge du pays de l'Aude 2011. Voilà une nouveauté qui aurait certainement fait plaisir à Bondi, d'autant plus qu'il était assez bon.

Voilà, nous débutons notre descente sur Ouagadougou. Le vol s'est très bien passé. Il fait 33 degrés à 17h30, heure locale, 19h30 en Suisse. La surprise est maintenant de savoir qui de Bouba, de Samsung, du roi Naré, de sa fille ou d'autres encore, nous accueilleront à l'aéroport. Ce qui est certain, les Fayet chez qui nous avons passé des séjours très sympas à Ouaga, ne seront pas là puisqu'ils sont en poste au Niger depuis août dernier pour la coopération suisse. Espérons que la pension où nous allons demeurer a bien pris note de notre réservation. Si ce n'est pas le cas, on est mal, car le salon international de l'artisanat de Ouagadougou se déroule actuellement dans la ville. Allez trouver une chambre dans des circonstances pareilles?

Le fameux Toyota qui nous a amené en 2009 de Lausanne à Ouagadougou roule toujours. Il marque 324'364 kilomètres au compteur. Samsung est au volant.

Une petite pizza et dodo. Demain, une dure journée nous attend!