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  • Catégorie: Sur le terrain

    7 et 8 juillet 2017

    Bonjour, Voici le dernier billet relatant notre séjour débuté le 26 juin 2017 au Burkina Faso.

      Tout travail mérite sa bière

    Une rencontre passionnante

    La veille, nous avions rendez-vous avec un apiculteur. Retenu par les inextricables embouteillages qui paralysent Ouagadougou, il est arrivé avec une heure et demie de retard quand nous nous trouvions déjà chez Madame Ping sans téléphone portable. L’homme est tenace. À 8:00, il appelle Jean-Marc sur son mobile pour l’informer qu’il nous attend devant la pension.

    Gédéon, le plus suisse des apiculteurs burkinabè

    Le jovial et sympathique Gédéon a effectué de nombreux séjours en Suisse accueilli par plusieurs apiculteurs. Il a peur des précipices sur nos routes de montagne et se fait amener au Burkina Faso les fameux paquets rouges de la fondue Gerber. Sélectionnées, gavées et domestiquées, Gédéon qualifie volontiers les abeilles helvètes de « mouche à miel » alors que les abeilles burkinabè sont sauvages. L’organisation à laquelle collabore Gédéon propose des formations, ainsi qu’un circuit d’écoulement du miel sur le marché. Cependant, il invite les communautés villageoises à passer par toutes les étapes de la production, car le miel se vend bien sur le marché local.

    Comment ça marche ?

    Gédéon propose une formation d’une semaine qu’il peut dispenser à une trentaine de personnes. Il vend également l’équipement de protection et les ruches. Après la formation, il propose aux apprenants de commencer leur activité avec les ruches sauvages. Par la suite, si tout se passe bien, les communautés villageoises peuvent acquérir des ruches modernes dont le rendement est meilleur.

    La petite et la grande miellée

    Deux récoltes sont possibles. En mars et avril, c’est la grande miellée avec le miel de fleurs. En novembre, c’est la petite avec le pollen de céréales. Chaque ruche peut produire entre 15 et 20 kilos de miel. Le processus de production n’est pas entièrement accessible pour les personnes aveugles ou malvoyantes. La principale difficulté réside dans la détermination de la maturité du miel à retirer de la ruche. Selon nos enthousiastes réflexions, il pourrait être intéressant que Gédéon forme des membres de l’Association Espoir et Aveugles et Malvoyants de Gaoua, formation à laquelle pourraient être invitées d’autres associations locales. Ainsi, l’image des personnes handicapées de la vue et la reconnaissance de l’AEMAG ne pourraient qu’être favorisées.
    Gédéon présente l'équipement de protection des apiculteurs

    Rencontre avec Justine

    Justine Kaboré est engagée par l’ONG belge Sensorial Handicap Cooperation (SHC) qui soutient des projets d’alphabétisation pour les enfants aveugles et malvoyants avec l’enseignement catholique dans les provinces, dont celle de Gaoua. Michel et Jean-Marc s’étaient rendus en Belgique afin de nouer des liens avec SHC. Malheureusement, nous avons appris le départ du directeur de SHC avec lequel Michel et Jean-Marc s’étaient bien entendus. Il a été remplacé par une dame très motivée avec qui a-b-c-d va prendre contact afin de poursuivre la collaboration initiée il y a deux ans.

    Repas chez les Ouedraogo

    Aux environs des 13:00, nous nous rendons chez Bouba pour partager le délicieux repas préparé par la rayonnante Agnès, la femme de Bouba. Nous ne pouvons pas trop nous attarder, car la lionne blanche a donné rendez-vous à un fondeur dont elle aime beaucoup le travail. [caption id="attachment_5452" align="aligncenter" width="1200"] La famille Ouedraogo nous donne la route[/caption]

    Le départ est pour aujourd’hui

    Ce samedi sera consacré, pour les uns, à un saut chez Lucien Naré afin de lui donner un petit coup de main en matière informatique. Pour les autres, à la visite du jardin de Samsung. À midi, nous partagerons un repas chez Lucien et prendront une dernière douche dans notre pension avant de nous rendre à l’aéroport où nous demanderons la route à nos fidèles accompagnateurs, Bouba et Samsung.

    Une secrétaire de luxe

    Grandement merci à Dominique, la femme de Bondi, qui a pris des notes tout au long du voyage, notes qui nous seront très précieuses pour mettre au point notre future stratégie. Grandement merci à Bouba et à Samsung qui ont soutenu et supporté cette joyeuse bande d’helvètes et Également grandement merci à vous toutes et tous qui nous avez suivis sur ce blog tout au long de ces quinze jours.   Pour le comité d’a-b-c-d   Michel Bondi (trésorier)   Francine Meyrat-Berthoud (secrétaire)   Jean-Marc Meyrat (président)      

  • Catégorie: Sur le terrain

    6 juillet 2017

    Bonjour, Aujourd’hui, une journée calme. Nous récupérons ! [caption id="attachment_5445" align="aligncenter" width="1200"] Avec la pluie, la nature s'épanouit[/caption] Durant le petit déjeuner, nous essuyons une averse qui transforme les rues de Ouagadougou en un véritable cloaque Après un repas de midi composé de Vache qui rit et d’œufs, nous faisons une petite sieste avant d’aller faire quelques achats :

    • 2 jeux de awalé pour l’institution dans laquelle travaille la lionne blanche ;
    • Un éléphant en matériel de récupération pour orner le balcon de Jean-Marc à Genève ;
      • Un échassier dans le même matériel pour Èvelyne, une copine de Francine.
    [caption id="attachment_5446" align="aligncenter" width="1200"] La lionne blanche s'initie à l'artisanat touareg[/caption]

    La soirée

    À 18:00, nous avons rendez-vous avec un gars qui s’occupe d’abeilles. Bondi a lu un article à ce sujet et se demande s’il ne pourrait pas s’agir d’une activité génératrice de revenus praticables par les personnes aveugles ou malvoyantes. Malheureusement, il n’est pas venu. Nous levons donc le camp pour nous rendre chez Madame Ping, le chinois près de notre pension où Bondi s’empresse d’explorer le frigidaire.   À demain pour l’avant-dernier jour au Burkina Faso !  

  • Catégorie: La vie d'a-b-c-d

    Bilan du repas de la Saint-Martin du 15 novembre 2016

    Ce sont plus de 80 personnes qui ont goûté aux sept plats qui ont ponctué ce magnifique repas de la Saint-Martin au Bistrot du Flon à Lausanne. Cette rencontre a permis à notre association de récolter CHF 3.610. Nos très chaleureux remerciements vont à nos trois cuisiniers: Jean-Claude Bouille, Spartaco Cardinali et Gilles Küchler, ainsi qu'à toute l'équipe du Bistrot du Flon: Claudio et Catherine Gallizia, Inda et Nathalie.    

  • Catégorie: La vie d'a-b-c-d

    Repas de la Saint-Martin, le 15 novembre 2015 à Lausanne

    La Saint-Martin

    Une tradition qui remonte à la nuit des temps en Ajoie et depuis environs deux lustres à Lausanne, est perpétuée cette année encore dans la cité lémanique. L’équipe qui l’organise vous invite aux agapes suivantes : Repas de la Saint-Martin Dimanche 15 novembre 2015 à midi Au Bistrot du Flon Rue de Genève 17  - 1003 Lausanne Tél.: 021 323 73 71 Katrien et Claudio, les patrons du lieu, mettent leurs fourneaux et la salle de restaurant à disposition afin de préparer puis déguster les plats préparés par Gilles, Spartaco et Jean-Claude. Ils feront tout pour prouver, une fois encore, que dans le cochon tout est bon. Le bénéfice du repas est en faveur de l’association suivante: Association a-b-c-d (Alphabétisation Braille Conseil & Développement) Rue du Midi 26 CH-1969 Saint-Martin/VS IBAN: CH85 8057 2000 0127 4637 7 www.a-b-c-d.net Les places étant limitées, veuillez faire parvenir vos inscriptions le plus rapidement possible en indiquant le nombre de personnes présentes. N’hésitez pas à inviter vos amis. Les inscriptions seront prisent en compte dans l’ordre de réception. Elles sont à faire parvenir par courriel à l’adresse de Jean-Marc qui s’occupe de toute la partie administrative de l’évènement: jeanmarcmeyrat@gmail.com, ou alors par sms au numéro de téléphone suivant: 079 212 29 48. En attendant le plaisir de vous rencontrer le 15 novembre 2015, Nous vous présentons nos meilleures salutations. L’équipe de la Saint-Martin et le comité d’ a-b-c-d PS : Le prix du repas est laissé à l’appréciation de chacun. Le montant sera récolté au chapeau. Les boissons seront facturées selon les prix mentionnés sur les cartes-boissons présentées sur chacune des tables. 

    Menu de Saint-Martin

    • Apéritif : Vin blanc et totché (gâteau à la crème salée)
    • 1ère entrée : Bouillon
    • 2ème entrée : Gelée de ménage
    • 1er plat : Boudin et purée de pomme
    • 2ème plat : Bouilli froid et salade de pommes de terre
    • 3ème plat : Choucroute garnie, lard salé et fumé, saucisses d’Ajoie
    • Dessert : Crème au sucre brûlé (caramel)
    • Cafés et digestifs avec la Damassine !
    La viande de porc qui constitue l’entier des plats carnés est livrée par la Boucherie-Charcuterie Buffat à Vuarrens que vous trouverez au marché à Lausanne, Place de la Riponne et par la Boucherie Müller & Fils à Fontenais/Ju qui livre la véritable saucisse d’Ajoie et son cumin caractéristique. Le menu ci-dessus est un raccourci de celui pratiqué en Ajoie et ailleurs dans le Jura. Les recettes sont toutes tirées du livre «Vieilles Recettes de chez nous» publié par l’Association des Paysannes jurassiennes.

  • Catégorie: Sur le terrain

    5 juillet 2017

    Bonjour, Il est 3:00, Jean-Marc se lève et s’attaque au blog entre deux coupures d’électricité. À 5:00 toute l’équipe est debout pour prendre son dernier petit déjeuner en « famille ». [caption id="attachment_5436" align="aligncenter" width="1200"] Palabres sur les escaliers de notre auberge[/caption]

    Voyage dans un car presque climatisé

    Départ de notre auberge à 6:15. À la gare routière, Yara, Ismael, son fidèle accompagnant, et Daniel, le patron de l’auberge sont présents. Pour ne pas faillir à la tradition de nos voyages en car, Francine demande à Yara une prière afin de bénir notre route. Très pragmatique, Yara commence sa prière en demandant au Seigneur que les pneumatiques et la mécanique résistent ! Pendant ce temps, Michel veille au grain pour l’embarquement des bagages. Avant de prendre la route, Francine et Dominique s’organisent afin de tenir le coup jusqu’à destination sans arrêt pipi, le port du pantalon n’est effectivement pas très pratique dans ce genre de circonstances. Elles vont donc gérer leur débit de boisson et lors du prochain voyage, elles suivront les conseils de notre belle Thérèse et se vêtiront du pagne traditionnel !

    Serrez vos danseuses et que le voyage commence !

    Le car démarre comme prévu à 7:00 sonnante, et d’emblée nous nous apercevons que la climatisation ne fonctionne pas. Heureusement, les fenêtres s’ouvrent et nous sommes placés à côté. Les sièges très étroits pourraient nous faire croire que Francine et Dominique ont des carrures d’athlètes car leurs épaules dépassent de chaque côté. Les Bondi se plongent rapidement dans leurs bouquins. Jean-Marc, casque sur les oreilles, navigue sur son Iphone. Malgré les secousses, Francine adopte, pour un moment, la posture « africaine », soit penchée en avant la tête dans les bras.

    La musique nous accompagne

    Les trois premières heures se déroulent au son de Bob Marley, Peter Tosh et Salif Keita. Ensuite, les choses se gâtent et nous en prenons plein les oreilles avec le Coupé-Décalé. La lionne blanche est à deux doigts de défunter et termine le voyage en se bouchant son unique oreille encore valide ! Aux différents arrêts qui jalonnent notre route, les enfants crient en souriant : « des blancs, des blancs ». En cours de route le car ralenti pour laisser monter un vendeur ambulant. Il nous fait la pube en nous ventant les bienfaits du produit Drobo qui soigne les sinusites, la cataracte, la chute des cheveux, le zona, les vergetures, les brûlures etc. Les kilomètres défilent et les heures passent : Kokologo, Boromo, Baporo, Drobo, Labou, Ipendo, Ouezindougou et enfin Ouagadougou. Notre déplacement aura duré 6:30, les pneumatiques n’ont pas crevés, la mécanique a résisté, la clim a foiré, mais nous voilà bien arrivés ! Super Samsung est là pour nous accueillir et nous conduire à notre auberge. [caption id="attachment_5437" align="aligncenter" width="900"] La précieuse eau versée dans le fut de notre auberge[/caption]

    Remerciements

    Merci à notre coordinateur et ami Bouba qui aura supporté avec vaillance les 4 minorités visibles en situation d’handicap que nous sommes. En clair, 4 blancs assez bruyants, bien malentendants, complétement aveugle et un brin éclopé ! Une reconnaissance particulière à nos porteuses d’eau Lydiane et Pricille, qui nous ont chaque jour fourni en eau potable. Le transport se fait sur la tête dans une bassine de 80 cm de diamètre contenant environ trente litres d’eau. Alors, selon la formule du coin : « grandement merci » ! [caption id="attachment_5438" align="aligncenter" width="900"] Lydiane porte sur la tête une bassine pleine d'eau[/caption]

    Rencontre avec Thérèse

    L’enseignante à la retraite Thérèse est le pilier du comité de l’AEMAG. Comme elle n’a pas pu participer à notre rencontre à Gaoua de la veille, nous profitons de son séjour à Ouagadougou pour lui relater nos discussions. Elle nous explique que des expériences ont déjà été tentées comme le séchage des fruits et le maraîchage. Mais que faute d’un cadre précis, ces activités ont peu à peu été abandonnées. Elle est particulièrement sensible à la problématique des familles d’accueil et attire notre attention sur l’extrême vulnérabilité des jeunes filles aveugles et malvoyantes qui pourraient être facilement abusées, d’où la nécessité de créer une structure d’accueil sécurisée. [caption id="attachment_5439" align="aligncenter" width="1200"] Rencontre avec la belle Thérèse[/caption]

    La soirée

    Filet de bœuf au poivre vert pour ces Messieurs et au roquefort pour ces Dames. Nous nous vautrons dans un indicible luxe :
    • Vin rosé ;
    • Excellente nourriture ;
    • Douche chaude et froide ;
    • Climatisation ;
    • Rafraîchisseur dans le jardin.
    Honnêtement, nous sommes de l’avis que nous l’avons un peu mérité !   À demain !  

  • Catégorie: La vie d'a-b-c-d

    Vente de filets le 18 mai 2015 à l’école Montessori Rive gauche

    Sensibilisée par ses deux enseignantes à la situation des personnes aveugles et malvoyantes au Burkina Faso, une classe de l'école Montessori de Vésenaz a organisé une grande vente de filets au profit de deux familles. Affiche réalisée par les enfants Casimir est responsable au sein de l'association dont dépend l'école que soutient a-b-c-d de l'alphabétisation des adultes handicapés de la vue. Pamogo l'assiste dans les travaux de tissage des filets. Nos deux tisserands sont aveugles. Casimir et Pamogo En 2014, le même jour, Casimir et Pamogo ont épousé deux femmes malvoyantes. Casimir est l'heureux papa d'une adorable petite Annick. [caption id="attachment_740" align="aligncenter" width="600"]Casimir et sa petite Annick Casimir et sa petite Annick[/caption] En plus de soixante filets, les enfants ont vendu divers produits de leur fabrication. C'est la somme de CHF 198,45 qui a été remise au président de notre association à l'occasion d'une visite de la classe à la Bibliothèque Braille Romande et livre parlé, un des trois services de l'Association pour le bien des Aveugles et malvoyants de Genève le 29 mai 2015. Nos très chaleureux remerciements vont à Romina, la maman de Léo, qui est à l'origine de cette magnifique initiative et aux enseignantes, Laure et Frida, qui ont soutenu les enfants et les ont sensibilisés au sort de ceux qui font tout pour s'en sortir!

  • Catégorie: Sur le terrain

    4 juillet 2017

    Bonjour, Nous nous sommes levés tôt pour aller visiter l'école catholique où sont intégrés les enfants aveugles et malvoyants. [caption id="attachment_5427" align="aligncenter" width="1200"] Accueil par les enfants des classes de l'église catholique[/caption] Cette école compte 660 élèves dont seulement 6 enfants aveugles ou malvoyants. En début d'année passée, ils étaient 13. Suite à des difficultés rencontrées dans certaines familles d'accueil, 7 ont abandonné l'école.

    Comment ça marche?

    Les enfants handicapés de la vue peuvent rejoindre l'enseignement catholique à des âges très différents. Le plus âgé parmi les 6 actuellement scolarisés a 19 ans. À leur arrivée, les enfants rejoignent une classe de transition qui peut durer jusqu'à 4 ans selon les capacités de l'élève. Grâce aux jeux, ils apprennent à appréhender l'espace. Ils apprennent bien évidemment à lire et à écrire le braille avant de rallier les classes ordinaires. Le directeur de l'école et l'enseignant chargé des enfants handicapés de la vue nous ont fait très bonne impression. À leur retour, Michel et Jean-Marc vont imprimer les livres en braille nécessaires et vont ouvrir la chasse aux duplos et autres jeux d'éveil. [caption id="attachment_5429" align="aligncenter" width="1200"] Le comité de l'AEMAG[/caption]

    Dernière visite à l'AEMAG

    Le comité presqu'au complet nous accueille. Au risque de nous répéter un peu, nous rappelons les points abordés lors de la première rencontre. Nous proposons que deux groupes de travail soient constitués afin que le plus grand nombre des membres du comité soit impliqué:
    • Un premier groupe chargé du suivi du chantier;
    • Un second responsable de l'organisation de la formation.
    Nous invitons les membres présents à ne pas hésiter à prendre la parole quitte à s'opposer au président Yara. La rencontre s'achève avec le rappel des fondamentaux qui guident l’engagement d’a-b-c-d à Gaoua:
    • L'hébergement des jeunes aveugles et malvoyants intégrés dans les classes de l'enseignement catholique;
    • La formation professionnelle des handicapés de la vue;
    • La valorisation du travail et de la place des femmes;
    • Le développement durable.
    [caption id="attachment_5430" align="aligncenter" width="1200"] Présentation du moringa, la plante qui soigne plus de 130 maladies[/caption]

    Seydou le tisserand

    Seydou est Certainement pressenti comme formateur en matière de tissage. Au dire du camarade Kambou, Seydou et sa sœur ont perdu la vue parce qu’ils ont mangé de la viande de l'animal totem de leur famille, le lièvre. Pour Yara, ce n'est pas le fait d'avoir consommé du caïman, son animal totem, qui l'a rendu aveugle, mais la méningite à l’âge de 23 ans.

    La soirée

    Après avoir donné un petit coup de pouce à une de nos chères cuisinières dont la fillette s'est brûlée lors de la préparation du tô, nous partageons le dernier et délicieux repas qu'elles nous ont préparé. Pour l'hébergement, 3 repas par jour et la location d'un véhicule, le coût s'est élevé, par jour et par personne, à moins de 20 de nos francs, boissons et carburant non compris. [caption id="attachment_5431" align="aligncenter" width="1200"] Dominique s'exerce au Paris Dakar[/caption] À demain pour le retour à Ouagadougou !  

  • Catégorie: La vie d'a-b-c-d

    Bulletin No 9 d’a-b-c-d, mai 2015

    Dans les dernières nouvelles d’a-b-c-d, nous vous invitons à prendre connaissance du dernier bulletin d'information de notre association. Ce neuvième bulletin relate les événements qui ont ponctué l'activité de notre association depuis décembre 2014 jusqu'en mai 2015, après le séjour de Francine Meyrat-Berthoud, Michel Bondi et Jean-Marc Meyrat au pays des hommes intègres en avril 2015. Au nom du comité d'a-b-c-d, nous vous remercions de l'intérêt que vous portez à l'action de notre association en faveur de la scolarisation, de la formation et de l'intégration sociale des enfants aveugles et malvoyants au Burkina Faso.  

  • Catégorie: Sur le terrain

    3 juillet 2017

    Bonjour, Petit à petit, nous nous habituons aux conditions qui règnent ici. L’ambiance entre nous y est pour beaucoup !

    La matinée

    Nous consacrons la matinée à la gestion du blog. Jean-Marc n’a de cesse de pester contre son ordinateur. Heureusement, il a réussi à atteindre Luc qui l’a tiré d’affaire. Merci à toi, cher Luc. Pendant ce temps, Dominique participe à une réunion consacrée au rôle et à l’utilisation de la carte d’invalidité au Burkina Faso. Lorsqu’on a vu celle de Yara, c’est pas gagné. Même son nom est illisible. Cependant, il est important qu’a-b-c-d soit présente, ne serait-ce que pour valoriser et encourager notre Yara. Merci à Dominique pour sa présence à cette réunion. De très agréables effluves viennent chatouiller nos narines. C’est donc avec impatience que nous nous mettons à table pour déguster un délicieux couscous avec légumes et, surtout, des aubergines frites que nous avons redemandées pour le repas du lendemain. L'entrepreneur est dans ses petits souliers

    Séance de signatures

    Bouba, Yara, l’entrepreneur Silver Nikiéma et Jean-Marc apposent leur signature sur le document qui liste les imperfections du bâtiment du centre qui doivent être corrigées d’ici au 31 juillet prochain. Puis c’est au tour de la charmante contrôleuse Évelyne de signer avec Yara son contrat d’engagement pour soutenir Yara et assurer le suivi du chantier. Yara et Èvelyne sont liés pour le meilleur, nous l'espérons!

    Les aveugles ne sont pas des sacs !

    Afin de détendre l’atmosphère un peu formelle, Jean-Marc expose les rudiments de technique de guidage d’une personne aveugle. En fait, il ne fait que relayer la messe qu’il a apprise au contact de son collègue Bernard. Le but est que la personne voyante propose son coude à la personne handicapée de la vue au lieu de la traîner par la main comme un sac de patates. Ainsi, ce tandem peut être très précis dans sa déambulation. Il suffit que le guide glisse le bras dans son dos pour que la personne aveugle se place automatiquement derrière son guide. Autres petits trucs : • Effectuer un court arrêt avant une marche ou un escalier pour décrire l’obstacle ; • Poser la main de la personne aveugle au milieu du dossier d’une chaise pour lui indiquer où elle doit s’asseoir ; • Inviter la personne handicapée de la vue à avoir sa canne blanche dépliée afin qu’elle se signale aux autres ; • Poser la main de la personne aveugle sur le bord du toit de la voiture afin qu’elle ne se tape pas la tête lorsqu’elle pénètre dans l’habitacle. La lionne blanche a sorti les bandeaux reçus dans l’avion pour faire dodo pour les exercices pratiques.

    La visite de la journée

    Nous nous rendons dans une ONG, Plan International, qui s’occupe de l’éducation inclusive. Un peu renfrogné, Jean-Marc exprime sa fatigue de constater que tout ce qui se fait ici l’est sous forme de projets. Mais où est donc la pérennité ? C’est bien joli de signer des conventions de l’ONU pour le respect et l’égalité des personnes handicapées lorsque l’état n’est pas même en mesure d’assurer une éducation de qualité pour ses enfants valides. Bref, ce n’est pas cela qui va nous décourager. Jean-Marc avait juste besoin de pousser un petit coup de gueule.

    La soirée

    Après l’apéro au Pastis et le repas, le gérant du lieu passe nous voir. Il nous demande si tout va bien. Nous lui répondons que oui car l’ambiance est bonne, la nourriture délicieuse et les deux cuisinières très sympathiques et serviables. Cependant, les conditions sont rudes. À demain pour la visite des classes de l’enseignement catholique où sont intégrés les enfants aveugles et une dernière rencontre avec le comité de l’Association Espoir des malvoyants et Aveugles de Gaoua.