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  • Catégorie: Sur le terrain

    2 juillet 2017

    Pas de rendez-vous avant 10:00, ce qui nous permet de ne pas trop nous presser en ce début de matinée. De toute façon, le programme de la journée n'est pas chargé.

    C'est dimanche

    Jour du Seigneur pour certains, celui du grand marché pour les habitants de Gaoua. Nous allons y faire un tour. Les rues sont très animées. Nous nous faufilons entre les échoppes avec difficultés car les allées étroites sont parsemées de gros cailloux. On y trouve de tout, épices de toutes sortes à côté des cubes Maggi, légumes, ustensiles de cuisines, céréales, étoffes bariolées, matériaux de construction. Bref, un beau spectacle agrémenté par différentes odeurs plus ou moins agréables. Nous profitons de faire quelques achats de produits que nous ne trouverons pas en Suisse et du fil mauve pour la fabrication de filet que nous remettrons à Casimir.

    Visite chez les potiers

    Comme souhaité par Francine, nous nous rendons dans un village à 8 km de Gaoua dont l'activité est la poterie. En fait de village, ce sont des maisons disséminées dans la campagne le long d'une route où les trous sont plus nombreux que les surfaces planes. Nous nous arrêtons près d'une maison devant laquelle une femme assise par terre est en train de façonner des vases. Subjuguée par l'habileté de cette femme, Francine filme la scène et se met à son tour à modeler un bol qui sera très certainement considéré comme un chef d'œuvre de l'artisanat africain ces prochaines années. Après un repas partagé avec Yara et Ismael, nous profitons de cet après-midi sans rendez-vous pour vaquer chacun à ses occupations. En début de soirée, Francine, Michel et Bouba vont se ravitailler en boisson et profite de visiter l'hôtel qui se trouve à côté. Cet hôtel a des chambres climatisées que nous aurons peut-être l'occasion d'utiliser lors de nos prochains voyages à Gaoua. La soirée se prolonge par une discussion animée autour du projet de Centre avec des questionnements sur la mise en place des formations pour les jeunes, sur la formation du personnel qui travaillera dans le centre, en particulier par rapport à leur attitude vis-à-vis des handicapés de la vue, sur l'avenir des jeunes formés dans le centre.   À demain!

  • Catégorie: La vie d'a-b-c-d

    Assemblée générale d’a-b-c-d du 9 mai 2015

    Cette assemblée a vu la participation de 11 personnes.

    Quelques fait marquants

    • Mademoiselle Mawoussi-Léa Mauron a été élue membre du comité d'a-b-c-d. Mawoussi est aveugle. Née au Togo en 1987, elle est licenciée en éthique, responsabilité et développement de l'université de Fribourg.
    • Madame Anne Pillet, directrice de la Bibliothèque Braille Romande et livre parlé, a été nommée membre d'honneur de l'association. Avec cette nomination, a-b-c-d témoigne de sa reconnaissance à Anne pour son indéfectible soutien dans le cadre de la transcription en braille des livres Lire au Burkina.
    • L'assemblée a accepté que le comité dépose un dossier auprès de Valais solidaire pour un projet de construction d'un centre de formation et d'hébergement pour jeunes aveugles et malvoyants à Gaoua dans le sud du Burkina Faso.

  • Catégorie: La vie d'a-b-c-d

    a-b-c-d au Burkina Faso du 3 au 12 avril 2015

    Pour connaître le détail, jour par jour, du voyage de Francine, Michel et Jean-Marc au pays des hommes intègres n'hésitez pas à suivre leurs aventures sur www.jeanmarcmeyrat.ch [caption id="attachment_702" align="aligncenter" width="600"]Mathieu, un enseignant de Boulsa, initie une petite fille au braille Mathieu, un enseignant de Boulsa, initie une petite fille au braille[/caption]

  • Catégorie: Sur le terrain

    1er juillet 2017

    Bonjour, L’eau n’est pas revenue et ne reviendra pas. Le frigo n’a jamais fonctionné et ce matin nous avons eu une fuite de gaz.

    Seconde réunion de chant'ier

    À 08:30, nous sommes à pied d’œuvre sur le chantier. À ce moment-là, le portable de Yara sonne et lui de nous informer que l’entrepreneur a crevé à environ 50 kilomètres de Gaoua. Cela commence bien. Sans nous démonter, nous commençons d’arpenter le bâtiment principal du futur centre pièce après pièce. Jean-Marc complète sur son appareil de prise de notes les constatations faites lors de la première réunion. À l’arrivée de l’entrepreneur aux environs de 11:00, nous lui communiquons l’ensemble de nos très nombreuses doléances qui seront consignées dans un document qui sera signé par le maître d’œuvre, Yara Kambou, l’entrepreneur et Jean-Marc pour a-b-c-d.

    Petit incident diplomatique

    Yara a pris une initiative que nous n’approuvons pas. Afin de remettre d’emblée l’église au milieu du village, nous l’informons que sa décision prise sans nous consulter de faire poser des toilettes ne pourra pas être prise en considération dans le cadre du soutien d’a-b-c-d. En effet, elles ne figurent pas dans le projet puisque des latrines sont prévues.

    La pause de midi

    Le repas se déroule chez Yara. La nourriture est excellente. Toutefois le coriace poulet bicyclette qui nous est servi a certainement eu le maillot jaune à l’occasion du tour du Faso. C’est incroyable comme les choses fonctionnent en Afrique. L’entrepreneur avec lequel Yara a eu beaucoup de problèmes est invité à sa table. Tout le monde rigole comme s’il ne s’était rien passé. Un exemple à suivre ?

    Distribution de cadeaux

    Grâce à la générosité d’Anne, une collègue de Jean-Marc, nous avons pu équiper l’ordinateur de Yara d’un afficheur braille. Grâce à celle d’Urs, un ami de ce même Jean-Marc, nous avons remis au futur centre une machine mécanique pour écrire le braille. Avec le soutien de Janine, une fidèle donatrice d’a-b-c-d, nous avons pu offrir des couteaux suisses à Yara, ainsi qu’à Ismael, son fidèle accompagnant qui a fait preuve d’une infinie patience lors de nos multiples rencontres. Patience, c’est le nom du chien de Yara. Voilà une vertu dont Jean-Marc n’est pas vraiment pourvu. Toute la délégation d’a-b-c-d est maintenant vêtue d’habits traditionnels. Il fait lourd. L’orage menace. Enfin, il éclate nous donnant ainsi le signal du départ. Après une sieste sous le ventilateur entre deux coupures d’électricité, nous nous attaquons à la rédaction du papier qui servira de document de travail en vue de la séance avec l’entrepreneur fixée au lundi 3 juillet à 13:00.

    La soirée

    Au menu, spaghetti avec sauce. Nous avons acheté une bouteille de rouge chez le Libanais du coin. À ne pas offrir à son pire ennemi! À demain !

  • Catégorie: Sur le terrain

    30 juin 2017

    Bonjour, Nous n'avons toujours pas d'eau, si bien que nous nous lavons comme des éléphants en se versant des sceaux d’eau sur la carcasse.

    Réunion avec la contrôleuse des travaux

    Nous mettons au point une stratégie pour la séance de tous les dangers qui aura lieu demain samedi 1er juillet au futur centre avec l'entrepreneur des travaux. Nous avons d'ores et déjà décidé de proposer à la très charmante contrôleuse Évelyne Kafando un contrat à durée déterminée dans le cadre duquel elle pourra seconder Yara pour le suivi du chantier.

    Vérification des comptes liés au projet

    Michel a rendez-vous avec la comptable de l'AEMAG pour vérifier les comptes liés au projet. Aucune erreur ou irrégularité n'a été constatée. Les sommes investies dans cette première phase du projet se situent à près de CHF 40'000, il est donc important d'y jeter un coup d'œil.

    Rencontre avec le premier adjoint du Maire de Gaoua

    Gaoua a été choisie pour accueillir les festivités de l'indépendance du 11 décembre 2017. Cela signifie que de nombreux bâtiments et des infrastructures seront réalisés. Le hasard veut que ces aménagements se trouvent à proximité du terrain du futur centre. La commune de Gaoua fera ce qui est en son pouvoir pour faire bénéficier le nouveau centre des infrastructures comme par exemple une route, voire l'électricité. Dans le nouveau centre, l'électricité solaire sera prépondérante, car l'électricité conventionnelle coûte excessivement chère. Le solaire constitue un poste très important dans ce projet, ceci d'autant plus qu'une somme importante provenant de la fondation « La tire au loup » lui est affecté. Non à la migration de travail et à l'exploitation des enfants. Tous pour la scolarisation des enfants ! Scolarisons nos enfants. L'école est un droit fondamental.

    Direction de l’action sociale

    Oui, beaucoup de mots. Cependant, il faut soigner nos relations avec les acteurs locaux. Signaler les violences faites aux enfants est un acte solidaire. Appeler c'est gratuit 116

    La soirée

    Après le repas du soir composé, comme d'habitude, de pommes-de-terre et d'aloco (Bananes frites), nous nous attaquons à la rédaction du contrat avec la contrôleuse des travaux. Nous sommes légèrement incommodés par un gars qui, accompagné d'une musique aussi bruyante que trépidante, vante les mérites du Nescafé. Chez nous, une pub, dure 30 secondes, ici 3 heures. À demain !

  • Catégorie: La vie d'a-b-c-d

    6 avril 2015, remise du livre « Lire au Burkina » 4ème année

    C'est à Boulsa, par une chaleur torride, que nous avons remis 9 exemplaires du livre "Lire au Burkina" 4ème année. Chaque exemplaire comprend 4 volumes, soit environ 400 pages braille recto-verso. [caption id="attachment_697" align="aligncenter" width="450"]les 4 volumes dans les mains d'une écolière les 4 volumes dans les mains d'une écolière[/caption]        

  • Catégorie: La vie d'a-b-c-d

    Prochain voyage au Burkina Faso du 3 au 13 avril 2015

    Francine, Michel et Jean-Marc sont en plein préparatifs pour leur prochain voyage au pays des hommes intègres. Deux points forts:

    • une rencontre avec Yara Kambou pour jeter les bases d'un projet de construction d'un centre d'apprentissage pour jeunes aveugles et malvoyants à Gaoua dans le sud du pays.
    • une visite de quatre jours à Boulsa afin de suivre, en détails, l'activité de l'école ainsi que l'intégration de certains enfants handicapés de la vue dans le lycée public de la ville.
    Nous profiterons de ce séjour pour remettre officiellement le livre de lecture 4ème année, transcrit en braille, en présence des autorités locales.  

  • Catégorie: Sur le terrain

    29 juin 2017

    Bonjour, Ce matin, Bouba et Yara se sont essayés au Cenovis. Ce n’est pas gagné !

    Réunion avec l'AEMAG

    Dès 09:30, nous participons à une réunion avec 17 membres de l'AEMAG dont le comité. Nous avons été particulièrement touchés par la présence de 4 élèves aveugles ou malvoyants intégrés dans les classes de l'enseignement catholique accompagnés par 6 de leurs petits camarades voyants. Traduit en langue birifor par Yara Kambou, nos propos ont réaffirmé que ce projet était celui de l'AEMAG et qu'il devra être financièrement autonome dans 5 ans. Nous avons insisté sur l'importance de la transparence et de la communication. Nous avons également souligné que la construction de ce centre et ses activités futures devaient valoriser le rôle des femmes ainsi que d'être résolument orienté vers le développement durable, conditions sine qua non du soutien de la Direction du Développement et de la Coopération (DDC). Lors des questions, la petite Yelé, âgée de 13 ans, a levé le doigt et a demandé: « Est-ce que je pourrai apprendre le tissage à côté de l'école et quand le travail commence? »

    Première visite sur le chantier

    Autant la première réunion du jour a été conviviale, autant la seconde s'est avérée rude. En effet, nous avons constaté non seulement des malfaçons dans le gros œuvre, mais surtout des finitions bâclées. Quelques exemples: • Des portes déjà abîmées; • Des taches de peinture ce qui fait dire à Michel que le constructeur sait que ce seront des aveugles qui seront là; • Des structures métalliques tordues • Des escaliers d'accès déjà détériorés; • Des fissures sur les sols et les murs. La volonté d'être transparents vis-à-vis de nos donateurs et de nos lecteurs ne doit pas nous empêcher de signaler que le puits fonctionne, que le terrain est magnifique, verdoyant et arborisé et que l'aménagement du terrain va bon train et que la terre cultivable est belle.

    Séance de travail avec Yara

    Aux environs de 17:00, Jean-Marc ouvre la séance en expliquant à Yara que ce n'est pour ainsi dire pas possible pour une personne aveugle de suivre un chantier sans avoir à sa disposition une personne qui ait non seulement l'œil, mais surtout un sens critique à l'instar de Francine, la lionne blanche, qui a rugi et sorti ses griffes devant le maçon médusé. Demain nous organisons une séance avec la nouvelle contrôleuse des travaux pour préparer notre séance du samedi premier juillet avec Silver Nikiéma, l'entrepreneur.

    Une rencontre passionnante

    Auparavant, nous nous sommes rendus auprès d’une ONG Réadaptation à Base Communautaire (RBC). Cette structure fait de la sensibilisation et de l'accompagnement médical dans les villages. À cette occasion, nous avons abordé cette question lancinante que sont les familles d'accueil. Il ressort de nos échanges que le centre que nous projetons s'inscrit parfaitement dans le contexte local. Non seulement, il n'y a de loin pas suffisamment de familles. De plus, le centre pourra faire de la prise en charge globale afin que les enfants qui rejoindront les familles d'accueil soient sociabilisés et autonome. Ainsi, nous espérons éviter l'engorgement vécu à Boulsa et mettrons tout en place afin que le comportement et les compétences des enfants facilitent leur arrivée dans les familles d’accueil et surtout les valorisent aux yeux de leur famille et du village.

    Les choses du ventre

    Nos cuisinières sont absolument parfaites. Spaghettis sauce tomate à midi et frites, aloco et salade le soir. Par contre, le soir nous constatons que plus aucune goutte ne coule des robinets, ce qui n'est pas sans causer un inconfort certain. À demain pour de nouvelles aventures! PS : De la part de toute l’équipe, bon anniversaire à Marlène, notre vérificatrice des comptes !

  • Catégorie: Sur le terrain

    28 juin 2017

    Bonjour à toutes et à tous, Tout d’abord, noutenons à vous remercier de prendre le temps de suivre notre blog et espérons que sa consultation suscite votre intérêt. Après une nuit difficile, la diane sonne à 05:15. Ce matin, il pleut. Nous embarquons à bord d'un bus sans climatisation pour Gaoua à 07:30. Jean-Marc, Francine, Bouba entourés de valises. Nous sommes serrés comme des sardines. Entassés au fond du bus, nous décollons de nos sièges à chaque gendarme couché qui sont nombreux.

    Quelques nouvelles du Toyota

    Le bus Toyota que Michel, Philippe et Jean-Marc avaient convoyé en 2009 de Lausanne à Ouagadougou est presque mort, mais il bouge encore. Rafistolé tant bien que mal, il va rejoindre une école pour enfants aveugles et malvoyants à Koudougou. En 2009, il comptait déjà 300.000 bornes au compteur. Femmes et enfants proposent aux passagers des fruits, des plats, des boissons et des biscuits. Après 6:30 de route, nous arrivons à Gaoua sous une pluie fine. Nous prenons nos quartiers dans un appartement qui abritait des missionnaires. Nous ne sommes pas mal. Yara Kambou, le président de l'Association pour l'Espoir des Malvoyants et des Aveugles de Gaoua (AEMAG), notre partenaire, nous expose le programme des jours à venir. Notre première visite est pour le colonel de gendarmerie Nikiéma, gouverneur de la région. Ici, le gouverneur est un militaire, car la région est frontalière avec la Côte d'Ivoire. C'est sous un gros orage, que nous nous rendons à la résidence du gouverneur qui nous reçoit à la cool, pieds nus. Voilà encore une preuve de l'excellent réseau dont dispose Yara.

    La soirée

    Après avoir errés dans la ville et ses environs en quête d'un restaurant, nous tombons sur une terrasse où nous pouvons trouver une portion de frites. Suite à l'orage, nous avons un peu froid, les Burkinabè sont transis. Le problème pour trouver des endroits où manger à Gaoua est récurrent. À tel point que nous allons nous assurer les services d'une cuisinière. Slogan aperçu au bord de la Nationale 12: « Stop SIDA! Roulez protégés! » À demain pour le début des choses sérieuses!

  • Catégorie: La vie d'a-b-c-d

    Impression de livres scolaires en braille

    Le 9 mars 2015, Michel et Jean-Marc ont imprimé et relié 102 volumes de 90 pages braille en moyenne, soit plus de 9.000 pages. Le travail de reliure de Michel et de vérification de Jean-Marc n'aurait pas été possible sans le soutien bénévole d'Anne Pillet, la responsable de la bibliothèque Braille Romande et livre parlé, qui leur a préparé le boulot la veille. Cette impression comprend 17 exemplaires du livre de lecture de la quatrième année et 17 autres de la première du programme scolaire burkinabè. Les chaleureux remerciements d'a-b-c-d vont à Anne Pillet et à l'Association pour le bien des aveugles et malvoyants de Genève qui a mis gratuitement le papier et son infrastructure à disposition de notre association. Le plus grand nombre possible de livres sera acheminé au Burkina Faso à Boulsa, ainsi que dans d'autres écoles accueillant des enfants aveugles et malvoyants lors du prochain voyage de Francine, Michel et Jean-Marc au pays des hommes intègres en avril 2015.