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Catégorie: Sur le terrain
Publié le 7 avril 2015
Bonjour,
Nous voilà repartis pour de nouvelles aventures. Nous abandonnons l'idée d'aller acheter des bermudas au Grand marché. Francine a coupé le pantalon que je porte depuis Genève. A la guerre, comme à la guerre. En attendant que Francine et Michel fassent la déclaration de perte de la valise, le pasteur Sam, dit Samsung, le meilleur chauffeur de tout l'ouest africain, raconte son voyage aux Etats-Unis. L'an passé, il a été invité par une dame de la paroisse dont il est le pasteur au mariage d'une parente au pays de l'oncle Sam. Il a vraiment dû être dépaysé notre pasteur, cultivateur, chauffeur. Ce qui l'a particulièrement choqué, c'est la place trop importante occupée par les femmes. Avec la candeur qui le caractérise, Samsung explique que s'il y a autant d'homosexuels aux USA, c'est parce que les femmes sont insupportables. Les féministes apprécieront.
Rosalie bénit le bus[/caption]
Le bus arrive au bout![/caption]
Nous ne connaissons pas l'accueil qui nous attend à Boulsa. Dans la nuit du 29 au 30 mars 2015, nous avons appris par SMS, le décès de la petite Abigaël, âgée de 12 ans, la fille de Jacqueline et Etienne, le directeur du centre de Boulsa. Cette nouvelle nous a plongés dans une très grande tristesse. Chaque matin, lorsque je fumais ma pipe en écoutant s'éveiller la cour d'Etienne, Abi venait me tendre sa petite main fraîche. Dès l'aube, elle s'attelait aux tâches ménagères pour aider sa maman avant de partir pour l'école. Adieu, courageuse petite burkinabè, que la terre te soit légère. C'est déjà le second enfant que Jacqueline et Etienne perdent. Nous quittons Ouaga à 11h30. Jusqu'à Zorgho la route est bonne. Parvenus à Zorgho, nous faisons le plein de coca, d'eau et de bière. Cette Beaufort bien fraîche accompagnée de petits beurres passe particulièrement bien par cette chaleur qui dépasse les 40 degrés. Nous attaquons les 56 kilomètres de piste refaite avec un financement états-unien qui nous mène à Boulsa. Les conditions vont être rudes. Pas de drap et pas d'eau. On se lave avec un sceau, comme les éléphants. Il fait terriblement chaud. "C'est l'Afrique qui frappe à la porte!" Nous avons définitivement renoncé au cubi des Basques. Michel a bien tenté d'acheter une bouteille dans un magasin à Boulsa, ce n'est guère mieux. Seule la bière peut encore avoir grâce à nos yeux! Nous avons été visité les nouveaux aménagements. Globalement, c'est bien. Cependant, la maintenance des bâtiments et du mobilier pose problème. Nous vous en dirons davantage demain, mais nous ne sommes pas satisfaits.
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Les nouvelles armoires dans les dortoirs[/caption]
Bonne journée!
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 6 avril 2015
Bonjour, Nous n'avons été ni à l'église ni rouler les œufs. Par contre, nous avons bien bossé. Outre le blog, Michel a fait la synthèse des discussions d'hier. Ainsi, nous avons un document de travail pour la séance de 16 heures.
A table![/caption]
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 5 avril 2015
Bonjour,
La nuit fut bonne. Nous avons fort bien mangé hier soir à la Terra nostra: avocat pour la lionne blanche, brochettes de filet de bœuf pour Bondi et moi.
Yara Kambou et Jean-Marc Meyrat, les présidents[/caption]
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Thérèse Palenfo et Silver Nykièma, l'architecte.[/caption]
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 4 avril 2015
Bonjour, Pour celles et ceux qui désirent faire mieux connaissance avec Michel Bondi, dit Bondex, ma femme Francine Meyrat-Berthoud, dite la lionne blanche, et votre serviteur, surnommé le lion, vous pouvez découvrir une courte présentation de chacun d'entre nous sur le site de notre association www.a-b-c-d.net Hier soir, tout s'est bien passé. Nous avons enregistré nos 6 valises, 138 kilos à quelques grammes près. Avec nos bagages à main respectifs, ce sont environ 150 kilos de matériel pédagogique que nous apportons au pays des hommes intègres. C'était vraiment sympa chez les Bubu hier soir. Histoire de vous mettre l'eau à la bouche, je ne résiste pas au plaisir de décliner le menu de mon repas d'anniversaire.
Le ying et yang des Bubu[/caption]
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 2 avril 2015
Bonjour à toutes et à tous! Aujourd'hui, 2 avril, c'est mon anniversaire. Je ne communique plus mon âge. Sachez simplement que je suis à 9 ans de la retraite. Et comme j'ai commencé de bosser sur le tard, le calcul est facile. Le premier message que j'ai reçu ce matin m'a fait particulièrement plaisir. En effet, c'est notre petite nièce, Colinette qui a souhaité une belle journée à son tonton. Elle a demandé expressément à Francine que nous prenions des nouvelles de la petite Marie, une petite burkinabè aveugle, et de son Oui-oui, la mascotte qui a accompagné notre voyage en bus de Lausanne à Ouagadougou en 2009. Les préparatifs vont bon train. Nous retrouvons Michel ce soir à l'aéroport pour enregistrer nos bagages chez Air-France. En tout, 6 valises de 23 kilos chacune et trois bagages à main de 12. Ensuite, nous irons fêter chez mon pote Bubu à Genève où nous passerons la nuit avant de nous envoler demain à 07h30 pour Ouagadougou que nous rejoindrons à 17h TU comme on dit sur RFI. Du point de vue de l'association, le voyage s'annonce bien. Nos rendez-vous sont d'ores et déjà fixés et les objectifs clairs. Nous sommes parvenus à réunir une grande quantité de matériel pédagogique qui sera très utile aux petits loulous aveugles et malvoyants de l'école de Boulsa. De plus, nous apportons plusieurs dizaines de livres de lecture transcrits en braille du programme scolaire burkinabè qui bénéficieront non seulement aux enfants de l'Ecole Jean-Marc Meyrat à Boulsa, mais aussi aux enfants aveugles et malvoyants d'autres centres scolaires au pays des hommes intègres. C'est la première fois que nous partons à 3. A part notre ami Heinz, le comité de l'association a-b-c-d se rend au complet au Burkina Faso. D'avance, nous vous remercions de l'intérêt que vous porterez à notre voyage et surtout, nous réjouissons de lire vos commentaires. Avant de passer au vif du sujet, j'aimerais remercier tous nos fidèles donateurs, Luc Fontolliet qui a mis en place ce blog ainsi que le site de l'association et Anne Pillet, la directrice de la bibliothèque Braille Romande et livre parlé qui soutient de manière indéfectible notre travail de transcription en braille depuis des années. Nous allons mettre tout en œuvre pour être dignes de leur confiance. A demain, si vous le voulez bien!
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 1 avril 2015
Bonjour à toutes et à tous, Les préparatifs vont bon train. Francine et Jean-Marc Meyrat, ainsi que Michel Bondi s'envolent pour le Burkina Faso le 3 avril 2015 et seront de retour le 13. Ce voyage sera essentiellement consacré à une visite à l'école de Boulsa, un établissement de 45 enfants aveugles et malvoyants que nous soutenons depuis 2008. Ils en profiteront également pour rencontrer les responsables d'une association basée à Gaoua, dans le sud du pays, dont le but est de créer un centre d'apprentissage pour jeunes personnes aveugles et malvoyantes. Si vous souhaitez être tenus au courant quotidiennement de l'avancement de nos différents projets et suivre nos aventures au pays des hommes intègres, rendez-vous sur le blog www.jeanmarcmeyrat.ch. D'avance, nous nous réjouissons de partager avec vous ces moments d'amitié et de solidarité et de lire vos commentaires! Jean-Marc Meyrat
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 2 mars 2014
Bonjour à toutes et à tous,
Nous voilà parvenus à la fin de notre périple avec le sentiment du devoir accompli.
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Les enfants de l'école[/caption]
Espérons que tout ce que nous avons mis en place soit suivi d'effets et permette à l'école de Boulsa d'affermir sa position.
Pour mettre un terme à ce blog, nous aimerions remercier toutes celles et ceux qui nous ont suivis et toutes celles et ceux qui soutiennent l'action de l'association a-b-c-d en faveur des enfants aveugles au Burkina Faso en général et à Boulsa en particulier.
Un merci tout particulier va à Luc Fontolliet sans l'aide duquel l'alimentation de ce blog n'aurait pas été possible.
Comme à chaques fois, cela a été un réel plaisir de voyager ensemble
Michel Bondi et Jean-Marc Meyrat
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 2 mars 2014
La nuit a été difficile. Je ne fermais toujours pas l'oeil à une heure du matin. J'ai donc dû taper dans la boîte du bon docteur Ecklin. Nous sommes allés faire nos emplettes: des poules et autres pingouins en argile chez Martin qui avait prévu son coup, des petites poupées, une poupée avec panier pour Colinette, un joli petit lion pour Louloune, un éléphant pour Marlowe et un cheval pour Lenaïs, les deux petits enfants de Bondi. J'ai une surprise pour la lionne blanche et le jardin de Trogne. Je n'en dirai pas davantage. Avant d'aller manger chez le roi Naré, je lui ai dispensé quelques conseils informatiques et ai fait la connaissance de l'informaticien de son association. Il m'a fait plutôt bonne impression. Nous avons remis 90.000 francs CFA à Lucien Naré pour le coût des nécessaires réparations du bus pour notre déplacement à Boulsa. Mauvaise nouvelle: toutes les poules de Lucien élevées dans la ferme de l'association sont mortes. Cela prouve, si besoin est, que l'aviculture est une activité génératrice de revenus trop fragile et qui requiert beaucoup de soins et de compétences. Cet après-midi, la sieste. Michel a rédigé une marche à suivre pour la gestion du compte réservé aux activités génératrices de revenus, puits et moulins, que nous avons promis d'envoyer à Boulsa avant notre départ fixé à lundi matin. N'hésitez pas à consulter les textes des jours précédents, nous avons réussi à insérer les photos. Nous sommes allés manger chez Ping et non chez Pina. La vue de Bondi, ses origines italiennes, autant que ses compétences en chinois expliquent sa confusion. Alors pong! Francine, tu peux sortir la longeole il y aura du chou de Samsung!
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 1 mars 2014
Nuit excellente, merci au bon docteur Ecklin.
Tata Jacqueline nous a offert du piment pour Momo, ainsi qu'un drôle d truc, très bon du reste, composé de petit mil pimenté et sucré. C'est un peu sec mais délicieux. Vous constaterez, chères lectrices et chers lecteurs, que je n'utilise à dessin pas l'expression d'étouffe-chrétien, ce n'est pas l'endroit pour. Cela devrait être délicieux sur la glace vanille.
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Fil d'attente devant le puits[/caption]
Ce matin, il fait frais. On se croirait en automne. Il a dû pleuvoir non loin de Boulsa et un vent soutenu soulève la poussière. Je me trouve dans la cour de l'école en train de tirer sur ma pipe. Le puits fonctionne sans interruption. Nous allons remettre à Bouba 120.000 francs CFA en complément pour qu'il puisse procéder à l'analyse de l'eau du puits. Cela sera fait dans les mois prochains. Ce sont 27 familles et quelques étudiants qui puisent régulièrement de l'eau. L'activité du puits a généré 30.000 francs CFA de bénéfice en 2013. Nous ramenons dix magnifiques filoches pour Leo pour le marché de Budé à Genève. Nous avons passé commande de cent autres que nous ramènerons en octobre.
Michel est en train d'installer le programme de comptabilité que lui a fourni Marlène. La comptable a adopté le système qui paraît parfaitement adapté aux besoins. Bien évidemment, il faudra voir à l'usage, mais l'intraitable caissier Bondi est optimiste.
Heureuse nouvelle, le compte des moulins est bon. Cette activité rendue possible grâce au soutien de la Fédération suisse des aveugles et malvoyants a généré en 2013 1'300'000 francs CFA de bénéfice. Le caissier Bondi est content, moi aussi.
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Le corps enseignant en chair et en os[/caption]
Désormais devenues classiques, ces cérémonies de remise de livres en braille n'en demeurent pas moins très émouvantes. Grâce à Anne Pillet et à l'Association pour le bien des aveugles de Genève, nous avons offert 12 exemplaires du livre de lecture de troisième année. Nous avons promis de remettre le livre de quatrième année en octobre de cette année.
Nous avons croisé ce matin un gars qui travaille aux statistiques de l'éducation nationale. Le taux d'alphabétisation dans la province du Nameotenga dont Boulsa est le chef-lieu, n'est que de 48 pourcents. En matière de développement, la province du Namentenga se classe à la dernière place sur les 45 provinces que compte le Burkina Faso. Il y aurait tant à dire, qu'un livre n'y suffirait pas.
Ici, les gens sont incapables de concevoir les choses à moyen terme. Je ne parle même pas d'à long terme. Pour nous, c'est facile de juger. Pourtant, cela peut se comprendre. Les choses sont tellement précaire. Je citais comme exemple Martin, notre marchand de poules handicapé physique. Il suffirait qu'il ait un accident avec son tricycle et qu'une de ses mains soit handicapée pour qu'il soit irrémédiablement condamné à mendier au bord de la route. Qui lui viendrait en aide? Personne.
Après un repas chez tata Jacqueline dont je vous fais grâce du menu, nous avons demandé la route.
Je me propose de vous faire une relation de notre intervention lorsque nous serons rendus à Ouagadougou. Pour l'instant, il y a trop à dire. Il faut laisser un peu reposer les choses. Nous avons vraiment beaucoup travaillé, surtout le père Bondi qui a mis les petits plats dans les grands. Merci à toi Bondex!
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Un bel arbre dans le brouillard[/caption]
C'est la première fois que nous mangeons autant de poussière. Elle est en telle quantité que tout le paysage prend une couleur laiteuse, comme un épais brouillard. On colle, c'est épouvantable, Vivement la douche à Ouaga et un bon repas sympa avec Bondi à la Terra nostra.
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 28 février 2014
Comme prévu, la nuit a été rude. Entre la chaleur et le bruit d'enfer du ventilateur, j'ai tapé dans la boîte de pilules du bon docteur Ecklin.
La cour s'éveille avec ses coqs qui appelle au lever, ses poules qui caquettent, ses jeunes chiens qui se chamaillent. Un âne brait tristement au loin. Tata Jacqueline, la femme d'Etienne, vient me saluer. Elle m'appelle papa. Ici, lorsque les gens demandent des nouvelles de Francine, ils s'informent de la santé de maman. Les enfants vont et viennent tout en se préparant pour l'école qui commence à 7 heures. Toute la famille dort dehors pour nous laisser leurs chambres. Il fait encore un peu frais mais, rassurez-vous, cela ne va pas durer.
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La comptable Lucie fait ses comptes[/caption]
Pendant que Michel entreprend la comptable Lucie, je m'occupe du blog et de mes courriels.
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Sidiki et tous ses camarades de classe[/caption]
A 10 heures 30, nous assistons à la leçon de mathématique que suit le jeune Sidiki, le premier enfant aveugle intégré dans une classe ordinaire du lycée de Boulsa.
L'enseignant dirige de main de maître une classe de 100 adolescents. Sidiki est assis au premier rang. Il est dans la bonne moyenne. Il a obtenu un 13 sur 20 à son dernier travail écrit. J'ai juste indiqué à l'enseignant que lorsqu'il est au tableau, les mots ici ou là ne voulaient pas dire grand-chose pour Sidiki. Il a bien rigolé et m'a assuré qu'il ferait attention à l'avenir. Je suis convaincu qu'il tiendra compte de ces remarques car il se sent très concerné par Sidiki qu'il fait participer plus que les autres. Au milieu de cent élèves, cela se remarque vite. C'est incroyable comme ces jeunes sont sages.
Il semble que dix enfants devraient rejoindre l'enseignement ordinaire l'an prochain. Cela ne sera pas sans poser de gros problèmes pour assurer l'indispensable aide à ces enfants. Dans la mesure où l'expérience de l'appareil de prise de notes est positive, a-b-c-d envisage de monter un projet pour équiper ces enfants.
Nous allons en effet remettre à Sidiki un petit enregistreur qui lui permettra d'enregistrer les cours et aux enseignants volontaires de dicter les choses les plus importantes. Je dois encore rédiger un mode d'emploi pour Mathieu qui suit Sidiki.
Après le repas chez tata Jacqueline, pomme-de-terre, chou et aubergine, une bonne douche et une petite sieste à l'ombre du ventilateur avec François Cavanna qui me raconte des histoires de mineurs de charbon.
Nous avons eu une séance avec Etienne, Isaac, Bouba. C'était assez dure mais globalement positif. Nous avons encore redéfini notre mode de relation. Selon les dires d'Isaac, l'hygiène s'est bien améliorée. Le tournus assuré en dehors des classes par les enseignants pour surveiller les enfants semble fonctionner. Des petits tabourets percés ont été installés dans les latrines.
Ce soir, nous sommes très fatigués. Après un plat de pâte à la sauce chez tata Jacqueline, quelques verres tirés du cubi à Bondi, nous ne demandons pas nos restes mais la route.
Demain sera notre dernier jour à Boulsa. Cela sera l'occasion de vous proposer un tableau exhaustif de la situation qui prévaut à l'Ecole Jean-Marc Meyrat.
Alors, merci à vous de nous suivre
Pour les photos, il faudra attendre encore un peu et ne pas hésiter à reparcourir les jours précédents!