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Catégorie: Sur le terrain
Publié le 27 février 2014
J'ai à nouveau très bien dormi et ceci sans les petites pilules du bon docteur Ecklin. Je me suis fait engueulé dans la nuit par Bondi parce que je ronflais. Il ne s'entend pas. Mais sa femme Dominique, dite la Doche, m'avait prévenu, il ronfle. Nous mettrons ça sur le compte du saké de Pina.
Le petit chouchou de Francine est de retour[/caption]
Jules, le petit chouchou de Francine est de retour. Il a bien grandi et arrive à suivre tant bien que mal les cours. Comme il voit encore un peu, il provoque les aveugles qui ont de la peine à l'attraper.
J'ai fait un petit tour dans les classes, histoire de réaliser quelques enregistrements.
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Casimir et ses protège-oreilles[/caption]
Nos meuniers sont maintenant appareillés.
Délicieux couscous avec chou, aubergine et poulet, quelques verres de rouge tirés du cubi à Bondi et dodo. En voiture avec Chantal parce que Chantal, c'est la femme de Blaise Kampaoré et Simone, celle de l'ex-président Laurent N'bagbo de la Côte-d'ivoire. Nous vous tiendrons davantage informés demain.
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 26 février 2014
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas aussi bien dormi. Ecrasés par la fatigue et la chaleur du jour, nous nous sommes couchés tôt. Je me suis réveillé, frais comme une rose. Nous avions un rendez-vous avec un type qui s'occupe d'aveugles mais il n'est jamais venu, tant pis pour lui.
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Les mains de Martin[/caption]
En attendant Bouba chez lequel nous sommes invités pour le repas de midi, nous avons été voir nos marchands de poules, Martin et Marcel. Ils n'ont pas grand-chose en stock. Nous verrons samedi, après notre retour de notre séjour à Boulsa, si nous pouvons ramener quelques objets.
Nous devons encore passer au Swisscom local et au marché artisanal pour négocier la girafe de Dominique qu'elle n'a pas réussi à monter.
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La petite Schiphra, la fille de Bouba et Agnès[/caption]
Après un excellent repas chez Agnès, la femme de Bouba, nous arrivons au marché artisanal. Il fait une chaleur épouvantable. La température doit avoisiner les 40 degrés et la bagnole de Bouba a des sièges en cuir noir, bien le bonjour. Nous ne comprenons pas. Toutes les pièces sont soudées à l'exception des boulons qui attachent les pattes de la girafe, deux fourches de moto, au corps de notre grand animal, un réservoir de mobylette. Le gars que nous connaissons déjà depuis longtemps nous a filé des boulons, au cas où. Si cela ne devait pas suffir, la girafe de Dominique quittera la région de Bienne pou! nous accompagner à Ouagadougou en novembre prochain.
L'activation de la clé internet pour alimenter le blog depuis Boulsa a été laborieuse. La clé que nou; utilisons depuis 4 ans est morte. Il a donc fallu en acquérir une nouvelle, 21.000 francs CFA, 42 de nos francs. Après bien des efforts dans une chaleur d'enfer à même le trottoir, le jeune technicien a réussi à nous connecter. Ils sont vraiment forts.
La séance avec Yara s'est bien passée. Le seul problème, ils disent toujours oui, ce qui est un peu déstabilisant. Maintenant, nous attendons un projet qui tienne compte de nos propositions.
Demain, nous partons pour Boulsa. Je ne suis pas convaincu que notre visite soit évaluée à sa juste valeur. Il semble que la comptable ne sera pas présente avant jeudi. Pourtant, nous avions bien évidemment averti Etienne de notre visite et que la présence de la comptable était très importante. En attendant le retour de la comptable jeudi, Michel commencera d'éplucher les justificatifs. Il va falloir que je retienne un peu Michel. Mais je ne vais pas trop le retenir car il faut vraiment que les choses changent à Boulsa dans la communication.
Ce soir, repas chez Pina, le bistrot chinois du coin. Porc pimenté pour moi, porc aigre-doux pour Michel. Une bouteille de Médoc et un saké avant un gros dodo.
A plus tard!
PS: Je n'ai pas encore trouvé la combine pour les photos, cela va venir!
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 25 février 2014
Nous étions un peu fatigués ce matin. Nous avons somnolé jusqu'à 11 heures. A midi, Bondex nous a déniché un pâté brésilien bizarrre. A 1 heure, nous avons rencontré Yara Kambou afin de fourbir nos armes avant notre rencontre à l'ABEPAM avec Madame Caboré, responsable de projets d'alphabétisation dans les régions.
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Madame Kaboré, celle qui terrorise Yara[/caption]
Il a fait chaud aujourd'hui, 35 degrés environ. Je dois dire que la séance l'a été également. Yara Kambou est en conflit ouvert avec le président de l'ABEPAM, l'une des organisations, mais la principale, qui gère l'ensemble du handicap visuel au Burkina. Lorsqu'il a pris la parole pour exprimer sa position quant à l'alphabétisation à Gaoua, j'ai bien cru que Madame Kaboré allait nous jeter dehors. Heureusement que Bouba a réussi à calmer le jeu en faisant preuve de beaucoup de diplomatie.
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Une oeuvre d'art dans les jardins de Lucien, de quoi vous faire peur[/caption]
Michel et moi avons le sentiment que Yara devrait davantage se tourner vers la formation professionnelle des handicapés de la vue grâce aux activités génératrices de revenus que nous pourrions mettre en place et laisser à l'ABEPAM l'alphabétisation des petits qu'elle mène en collaboration avec les écoles catholiques dans plusieurs régions du Burkina Faso. Une autre piste pourrait être le soutien des enfants aveugles et malvoyants intégrés dans les classes ordinaires. Ce sont-là deux pistes qui ne sont pas suivies par l'ABEPAM. Ainsi, les deux activités pourraient être complémentaires. De toutes les façons, ces gens devront collaborer, mais cela ne sera pas facile. L'ABEPAM reproche à Yara delui mettre les bâtons dans les roues pour remplir ses classes et Yara dit que l'ABEPAM ne connaît pas le terrain à Gaoua et qu'eux venant de Ouagadougou, ils seront toujours considérés comme des étrangers par les parents d'enfants handicapés de la vue qui hésiteront à leur confier leurs enfants. Bref, à ce rythme-là, on n'est pas sorti de l'auberge. Cette situation est tout à fait regrettable. Malheureusement elle semble incarner parfaitement bien la société burkinabè où les titres, les fonctions et tout ce qui va avec ont une importance démesurée. Cependant, ce n'est pas à nous de juger. Nous pouvons à peine tenter de prêter nos bons offices et éviter qu'ils ne s'écharpent en pleine séance.
Le soir, nous avons mangé à la Terra nostra rebaptisée Cosa nostra: pastis, filet de boeuf au poivre vert, délicieuses pommes sautées dont Bondi a demandé la recette au patron, café et lemoncello offerts par la maison.
Bonne journée!
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 24 février 2014
Bonjour à toutes et à tous, Cette fois, nous innovons. Nous nous rendons au Burkina Faso en recourant aux services de Royal Air Maroc. Le billet coûte 400 francs de moins qu'avec Air France. La nourriture s'est avérée parfaitement épouvantable et le vin désespérément absent. Arrivés à Casablanca pour une escale de 5 heures, nous nous sommes rattrapés en goûtant à un tagine de poulet au citron confit avec frites. Le vin, un peu cher à notre goût, 26 euros la bouteille d'un méchant rosé qui ne doit pas avoir connu la vigne. Ce voyage ne sera pas de tout repos. La mise en place des moulins et d'autres activités génératrices de revenus à Boulsa impliquent davantage de rigueur dans la comptabilité. C'est le but de notre voyage: clôturer l'exercice comptable 2013, mettre en route l'exercice 2014 et mettre au point un système qui pérennise l'Ecole Jean-Marc Meyrat. Cependant, nous devons être prudents. Il ne faut en aucun cas que le frère Etienne se sente mis sur la touche. L'autre enjeu de ce voyage est constitué par le projet de soutien à la future école de Gaoua pour élèves aveugles et malvoyants. Nous allons rencontrer les responsables de l'ABEPAM en présence de Yara Kambou pour examiner d'éventuelles collaboratioos entre les différents projets qui se font jour à Gaoua en faveur des enfants aveugles et malvoyants. L'escale traîne un peu en longueur. Heureusement, nous nous sommes achetés un petit remontant au magasin d'en face, histoire de tenir le coup avant l'embarquement. J'espère que nous pourrons dormir, environ 5 heures de vol car nous faisons escale à Niamey. Michel m'a fait promettre de ne pas le réveiller, même si on sert quelque chose. A part les toilettes, aucun endroit pour tirer une bouffée de ma pipe. Finalement, nous aurons fait trois repas: bœuf aux pruneaux entre Genève et Casablanca, poulet au citron confit à Casa et poulet entre Casablanca et Niamey avec un coup de rouge marocain vendangé à la main, excusez du peu. Mais la main n'était vraiment pas très experte. Tout cela après une excellente fondue chez Jean-Claude à Lausanne, Nous sommes bien arrivés à Ouagadougou accueillis par Bouba et Samsung. Comme notre chambre n'est pas encore prête, nous nous reposons sur la terrasse de la pension avant d'attaquer nos premiers rendez-vous fixés dans l'après-midi. A demain!
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 23 janvier 2014
Bonjour à toutes et à tous, Dans le but de donner un coup de main à l'école de Boulsa pour clôturer les comptes 2013 et préparer la comptabilité 2014, Michel et Jean-Marc se rendront au Burkina à la fin février. Ne manquez pas de suivre leurs pérégrinations sur ce blog qui sera régulièrement alimenté. A très bientôt! Jean-Marc Meyrat et Michel Bondi
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 15 novembre 2013
Nous sommes passés au palace des pasteurs Bouba et Samsung pour alimenter le blog grâce à leur liaison internet.
Juste avant notre départ, nous avons crevé. Heureusement, en pleine ville de Gaoua. Puis nous avons pris les 10 heures à la cambuse des Kambou: aloco et soupe de boyaux. Rien qu'à l'odeur nous avons failli tourner de l'œil, dieu sait le goût!
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Une femme à la peine[/caption]
Nous avons demandé la route. Nous voilà repartis pour 6 heures à bord du Toyota.
Ce séjour à Gaoua s'est vraiment bien déroulé. Nous espérons vraiment que notre association pourra participer à ce projet avec Yara, son comité et les autorités locales. En clair, nous avons l'espoir que le projet soit accepté et soutenu par Valais solidaire, la structure qui regroupe les organisations humanitaires en Valais. Nous avons du pain sur la planche pour notre prochain comité fixé au 29 novembre et de la matière pour notre bulletin à paraître en décembre.
Une question: pourquoi le péage entre Ouagadougou et Gaoua coûte 1.000 francs et 1.500 dans le sens contraires? c'est le prix d'une Brakina pour le préposé au ticket. Nous venons de passer devant un panneau indiquant qu'ici, le 15 novembre 2008, l'explosion d'un camion-citerne a fait 85 morts. Non loin de notre route se trouve l'unique voie de chemin de fer burkinabè qui relie Bobo, Ouaga puis Kaya: c'est la bataille du rail, dénomination d'un immense chantier qui a marqué profondément l'époque révolutionnaire de Sankara.
Lorsqu'on pense que nous roulons sur l'axe qui relie les deux principales villes du Burkina, nos routes d'alpage, c'est du billard. Malgré l'experte conduite de Samsumg, nous ne pouvons pas éviter tous les trous qui sont énormes. Cela me rappelle certains tronçons de la route de l'espoir que nous avons faite en 2009 avec Philippe Paul et Michel Gilbert à bord de ce même bus. Avec Bondi, nous sommes de l'avis qu'un voyage jusqu'à Gaoua en véhicule individuel est trop cher et surtout, trop pénible. C'est la raison pour laquelle, nous opterons pour le transport collectif la prochaine fois.
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Mange ta soupe et ferme les yeux[/caption]
Super Bondi!
Nous venons de crever une seconde fois, la même roue. Le chef mécano Bondex dirige la manœuvre et met la main à la pâte. Ce coup-là, il ne faudrait pas que la même mésaventure se reproduise.
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Le pneu crevé[/caption]
Nous sommes arrivés sains et saufs à Ouaga et parvenus au terme de ce blog. Ne restent que quelques petites choses à faire: aller chercher les objets que nous avons commandés, faire quelques visites et surtout, partager encore quelques bons moments de rigolade avec Bondi.
Sauf événement exceptionnel, nous vous donnons rendez-vous à l'occasion de notre prochain voyage au pays des hommes intègres.
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis et de soutenir notre action en faveur des enfants aveugles et malvoyants au Burkina Faso.
Jean-Marc et Michel
PS: Merci surtout à toi, cher Michel. T'es vraiment un pote!
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 14 novembre 2013
Nous avons eu une séance avec Yara et Bouba pour examiner le budget. Il va sans dire qu'il devra être revu drastiquement à la baisse.
Yara répond de bonne grâce au feu roulant des questions du caissier Bondi qui a épluché les documents que nous avons reçus. Il s'en sort très bien. Il est vraiment très collaborant et à l'écoute des remarques que nous faisons.
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Séance de travail avec Yara[/caption]
Nous nous trouvons maintenant chez le premier adjoint au maire de Gaoua à qui nous présentons nos doléances. Elles concernent le chemin d'accès et l'électrification du terrain. Il nous engage à commencer les travaux, la mairie nous assure de son soutien pour l'ensemble des démarches. Le chemin d'accès sera tracé à l'occasion des travaux puis améliorer par la commune. L'électrification du terrain ne devrait pas poser problème. La sonnerie du portable du premier adjoint retentit, c'est la truite de Schubert. Yara adressera un courrier à la mairie pour confirmer notre entretien.
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Photo de groupe avec le premier adjoint de la commune de Gaoua[/caption]
Après une petite pause Brakina bien méritée, nous passons au village des potiers. C'est un village lobi. Comme à chacune de nos haltes, le père noël Bondex distribue des bonbons aux enfants qui sortent de partout. Autant je n'ai pas trouvé les sculptures sur bois à mon goût, autant j'apprécie les poteries. J'ai acheté un canard et un canari pour Francine. Savez-vous ce que c'est qu'un canari? C'est une sorte de bol, cela ira fort bien pour les pistaches.
Cet après-midi, je fais la pause. J'ai passé une mauvaise nuit et j'aspire à un peu de calme. Bondi et moi neus sommes faits avoir. Où logent nos deux pasteurs, il y a le WIFI, la climatisation et c'est propre. Chez nous, il n'y a que la clime.
Michel Gilbert va aller visiter des ruines. Je n'ai vraiment ni le courage ni l'envie de me taper 90 kilomètres par ces chaleurs.
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Village des potiers[/caption]
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Visite des ruines de Loropeni, site protégé par l'UNESCO[/caption]
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Muraille sur le site de Loropeni[/caption]
Ce soir, nous allons à nouveau manger au kiosque de Rosalie, la femme de Yara: aloco et sauce tomate. Je tiens à préciser que si quelqu'un a l'intention de m'inviter dans les six mois à venir, je l'enjoins à ne pas me servir de poulet. Il me sort par les oreilles. Hier soir, on a mangé des boulettes d'un poulet qui a été pilé cru avec les os. Attention les plombages!
A bientôt
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 13 novembre 2013
La nuit s'est bien déroulée. Il fait tout de même plus frais, moins chaud, qu'à Ouaga ou Boulsa.
La ville de Gaoua compte 52.000 habitants. La région semble receler de l'or et du cuivre. Les Lobis représentent 51 % de la population et les Birifors 45. La religion dominante est l'animisme. Ensuite vient le christianisme. La région compte peu de musulmans.
Agé de 39 ans, Yara a perdu la vue suite à une méningite non diagnostiquée en 1997. C'est la même année et à cause de la même maladie que Samsung a perdu sa petite fille Delphine alors âgée de 6 ans. Yara a le célèbre discours de Sankara prononcé devant l'OUA comme sonnerie de portable. Cela vous donne une idée du personnage qui se déclare ouvertement pour la révolution.
Agent social, Yara est père de trois enfants. Sa femme tient un kiosque. Lui tire ses revenus du tissage et de sensibilisations dont il est chargé.
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Laetitia et Grâce Excellentce, les filles de Yara et Rosalie[/caption]
Intéressante la visite à l'école normale locale. Nous avons pu présenter notre activité au directeur général et devant une classe de futurs enseignants parfaitement formatés.
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Les futurs enseignants au Burkina[/caption]
Nous voilà en présence du bureau de l'association Espoir des malvoyants et aveugles de Gaoua, AEMAG. Yara présente le projet à l'aide de ses feuilles écrites en braille à l'aide du poinçon.
Au bureau siègent des personnes handicapées de la vue qui participent activement aux débats. A noter, un membre responsable de la promotion de la femme. La secrétaire générale, Thérèse, est une enseignante fraîchement à la retraite. Elle est pressentie pour être la future directrice de l'école. Un autre membre, Justin, est conseiller en matière d'ophtalmologie dans un hôpital de Gaoua.
L'AEMAG a été créée en 2002 et reconnue par l'état en 2003. A l'origine, l'association était soutenue par un organisme britannique, ADD, essentiellement pour la formation dans la gestion de projets. Malheureusement, suite à la crise de 2008, cet organisme s'est retiré. D'autres formations ont été organisées comme pour le tissage en lipico par exemple. Grâce à quelques soutiens, l'AEMAG a pu sensibiliser ses membres à la lutte contre de SIDA et pour la promotion de l'hygiène.
Après la crise, seul le FONAEF demeure un partenaire financier. Ce fond soutient l'alphabétisation braille qui à l'AEMAG regroupe 50 personnes réparties dans cinq centre régionaux.
Pour le bureau le futur centre est un tout. Sans occulter l'alphabétisation et la scolarisation, il souhaite dépasser le système d'enseignement francophone hérité de la colonisation en y associant un enseignement en langue locale et la formation pour le tissage, le maraîchage, l'élevage et le petit commerce.
Village de vanniers présentant leurs produits[/caption]
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Village de sculpteurs, ils présentent leurs oeuvres[/caption]
Nous allons voir le terrain qui a été offert à l'AEMAG par la mairie. La surface y est, un hectare environ situé un peu en dehors de la ville. Par contre, l'actuel chemin d'accès, une piste de 800 mètres, doit être absolument amélioré. Il faut également avoir l'assurance que l'électricité parvienne jusqu'à la parcelle, 8 poteaux environ. Selon Yara "y a pas de problème". De toutes les façons, au Burkina, y a jamais de problème. Nous avons essuyé quelques malheureuses gouttes de pluie. Elles devaient être au plus au nombre de dix.
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Le champ que la mairie a mis à la disposition de l'AEMAG[/caption]
Nous mangeons ce soir chez Yara: ignames, aloco et sauce. Thérèse, une lionne, véritable maîtresse femme et future directrice pédagogique a le verbe haut. Elle a mis d'emblée le grappin sur Bondi et boit volontiers le pinard que nous avons acheté au magasin du coin. Elle a fait de l'allemand au lycée et Bondi lui rappelle la différence entre gehen et fahren.
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Moment de convivialité dans le kiosque de Rosalie, la femme de Yara[/caption]
On a bien rigolé!
A demain, si vous le voulez bien!
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 12 novembre 2013
La journée de repos de dimanche a été tout à fait salvatrice. Malheureusement, elle m'a donné tout loisir de me replonger dans les difficultés professionnelles que je traverse actuellement. J'ai vraiment besoin d'être actif.
Aujourd'hui, nous allons nous taper 400 kilomètres à bord du Toyota. En ce lundi 11 novembre, jour de l'armistice de 1918 et fête de la Saint-Martin, le débat se situe ici au niveau de la reconnaissance par la France de la participation des soldats africains dans les deux conflits mondiaux. Je suppose que dans notre village dont ce cher Martin est le saint patron, la fête a eu lieu hier.
Nous passons faire bénir le bus par Rosalie. Ses mots simples me touchent beaucoup, je n'en mène pas large. Bondi n'est pas très sensible à ce passage devenu presqu'obligatoire. Je profite donc de ce blog pour le remercier du respect qu'il montre pour ce cérémonial auquel je tiens beaucoup.
Le roi Naré a demandé à Bouba de nous accompagner à Gaoua. Ni Michel ni moi n'étions très chauds, d'une part pour des questions financières et d'autre part, Parce que nous aurons des séances qui exigent la plus grande discrétion. Nous devons également assurer Yara que Bouba est le seul représentant d'a-b-c-d au Burkina.
Nous venons de traverser Boromo, une ville située à mi-distance entre Ouaga et Bobo. Selon Bouba, il y a des éléphants dans cette région qui barrent parfois la route. Le paysage commence à changer. Nous longeons des champs de coton, tout devient plus vert.
Le Toyota commence vraiment à se déglinguer. Bondi doit montrer toute son ingéniosité pour fermer la portière du bus. Nous roulons maintenant sur une route excellente, ce qui nous change des 50 premiers kilomètres qui étaient épouvantables. Nous venons de voir la première indication de la distance jusqu'à la frontière de la Côte d'Yvoir, 221 kilomètres.
Après six heures de route et seulement dix minutes de pause pour permettre à Bouba de se soulager, nous arrivons sans encombre à Gaoua en pays birifor. Bravo à Samsung, le meilleur chauffeur de tout l'ouest africain. Nous attendons Yara au restaurent de la gare.
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Bravo Samsung, on est arrivé[/caption]
Après avoir bu quelques bières, nous prenons possession de nos appartements. Il s'agit d'une case construite dans les années 90 lorsque les Canadiens construisaient une route dans la région. Nous habitons dans la V6. Ce n'est pas très net. Heureusement que Francine a glissé dans ma valise son sac à viande en satin car il n'y a pas de drap. Elle a également prévu un coussin, ce qui ne sera pas du luxe. Lorsqu'elle viendra à Gaoua, il faudra peut-être trouver quelque chose d'un peu plus propre et de moins déglingué. Nous faisons chambre à part avec Bondi. Il y a une douche et une climatisation qui fait un bruit de tracteur, mais c'est déjà bien.
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Yara Kambou[/caption]
Nous avons déjà évoqué le projet dans ces grandes lignes. Ce soir, nous établissons le programme de ces trois jours. Il semble qu'à côté du boulot il y ait un certain nombre de choses à visiter.
Demain, nous avons rendez-vous avec le responsable de l'Ecole nationale des enseignants du primaire et le Bureau de l'association de Yara Kambou. Nous serons donc en mesure de présenter le projet qu'a-b-c-d est venue étudier.
A demain!
Catégorie: Sur le terrain
Publié le 10 novembre 2013
Aujourd'hui on a glandé. Je crois que nous avions bien besoin de cette journée de repos. Demain, ce sont 6 heures à bord du Toyota qui nous attendent A midi, on s'est tapé une terrine de campagne amenée de Suisse, des darvida et une bouteille de rouge. Bondi lit un policier scandinave et je relis "La main coupée de" Blaise Cendrars. Ce soir, on s'est tapé le chinois du coin. Pour les photos de l'exposition à Yiri Suma, nous implorons votre patience, nous sommes un peu fatigués et Bondi est allé voir Wawrinka. Alors, à demain!