Sur le terrain

Au départ, un séjour au Burkina Faso au printemps 2008. Depuis, les voyages se sont succédés et des projets ont peu à peu pris forme et mûris.

Lors de chaque séjour, suivez notre activité à travers nos comptes rendus quotidiens. Nous nous réjouissons de lire vos commentaires!

Retrouvez ci-dessous, voyage après voyage, les comptes rendus de notre action sur le terrain:


Il y a 197 comptes rendus

  • Catégorie: Sur le terrain

    2 juillet 2017

    Pas de rendez-vous avant 10:00, ce qui nous permet de ne pas trop nous presser en ce début de matinée. De toute façon, le programme de la journée n'est pas chargé.

    C'est dimanche

    Jour du Seigneur pour certains, celui du grand marché pour les habitants de Gaoua. Nous allons y faire un tour. Les rues sont très animées. Nous nous faufilons entre les échoppes avec difficultés car les allées étroites sont parsemées de gros cailloux. On y trouve de tout, épices de toutes sortes à côté des cubes Maggi, légumes, ustensiles de cuisines, céréales, étoffes bariolées, matériaux de construction. Bref, un beau spectacle agrémenté par différentes odeurs plus ou moins agréables. Nous profitons de faire quelques achats de produits que nous ne trouverons pas en Suisse et du fil mauve pour la fabrication de filet que nous remettrons à Casimir.

    Visite chez les potiers

    Comme souhaité par Francine, nous nous rendons dans un village à 8 km de Gaoua dont l'activité est la poterie. En fait de village, ce sont des maisons disséminées dans la campagne le long d'une route où les trous sont plus nombreux que les surfaces planes. Nous nous arrêtons près d'une maison devant laquelle une femme assise par terre est en train de façonner des vases. Subjuguée par l'habileté de cette femme, Francine filme la scène et se met à son tour à modeler un bol qui sera très certainement considéré comme un chef d'œuvre de l'artisanat africain ces prochaines années. Après un repas partagé avec Yara et Ismael, nous profitons de cet après-midi sans rendez-vous pour vaquer chacun à ses occupations. En début de soirée, Francine, Michel et Bouba vont se ravitailler en boisson et profite de visiter l'hôtel qui se trouve à côté. Cet hôtel a des chambres climatisées que nous aurons peut-être l'occasion d'utiliser lors de nos prochains voyages à Gaoua. La soirée se prolonge par une discussion animée autour du projet de Centre avec des questionnements sur la mise en place des formations pour les jeunes, sur la formation du personnel qui travaillera dans le centre, en particulier par rapport à leur attitude vis-à-vis des handicapés de la vue, sur l'avenir des jeunes formés dans le centre.   À demain!

  • Catégorie: Sur le terrain

    1er juillet 2017

    Bonjour, L’eau n’est pas revenue et ne reviendra pas. Le frigo n’a jamais fonctionné et ce matin nous avons eu une fuite de gaz.

    Seconde réunion de chant'ier

    À 08:30, nous sommes à pied d’œuvre sur le chantier. À ce moment-là, le portable de Yara sonne et lui de nous informer que l’entrepreneur a crevé à environ 50 kilomètres de Gaoua. Cela commence bien. Sans nous démonter, nous commençons d’arpenter le bâtiment principal du futur centre pièce après pièce. Jean-Marc complète sur son appareil de prise de notes les constatations faites lors de la première réunion. À l’arrivée de l’entrepreneur aux environs de 11:00, nous lui communiquons l’ensemble de nos très nombreuses doléances qui seront consignées dans un document qui sera signé par le maître d’œuvre, Yara Kambou, l’entrepreneur et Jean-Marc pour a-b-c-d.

    Petit incident diplomatique

    Yara a pris une initiative que nous n’approuvons pas. Afin de remettre d’emblée l’église au milieu du village, nous l’informons que sa décision prise sans nous consulter de faire poser des toilettes ne pourra pas être prise en considération dans le cadre du soutien d’a-b-c-d. En effet, elles ne figurent pas dans le projet puisque des latrines sont prévues.

    La pause de midi

    Le repas se déroule chez Yara. La nourriture est excellente. Toutefois le coriace poulet bicyclette qui nous est servi a certainement eu le maillot jaune à l’occasion du tour du Faso. C’est incroyable comme les choses fonctionnent en Afrique. L’entrepreneur avec lequel Yara a eu beaucoup de problèmes est invité à sa table. Tout le monde rigole comme s’il ne s’était rien passé. Un exemple à suivre ?

    Distribution de cadeaux

    Grâce à la générosité d’Anne, une collègue de Jean-Marc, nous avons pu équiper l’ordinateur de Yara d’un afficheur braille. Grâce à celle d’Urs, un ami de ce même Jean-Marc, nous avons remis au futur centre une machine mécanique pour écrire le braille. Avec le soutien de Janine, une fidèle donatrice d’a-b-c-d, nous avons pu offrir des couteaux suisses à Yara, ainsi qu’à Ismael, son fidèle accompagnant qui a fait preuve d’une infinie patience lors de nos multiples rencontres. Patience, c’est le nom du chien de Yara. Voilà une vertu dont Jean-Marc n’est pas vraiment pourvu. Toute la délégation d’a-b-c-d est maintenant vêtue d’habits traditionnels. Il fait lourd. L’orage menace. Enfin, il éclate nous donnant ainsi le signal du départ. Après une sieste sous le ventilateur entre deux coupures d’électricité, nous nous attaquons à la rédaction du papier qui servira de document de travail en vue de la séance avec l’entrepreneur fixée au lundi 3 juillet à 13:00.

    La soirée

    Au menu, spaghetti avec sauce. Nous avons acheté une bouteille de rouge chez le Libanais du coin. À ne pas offrir à son pire ennemi! À demain !

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    30 juin 2017

    Bonjour, Nous n'avons toujours pas d'eau, si bien que nous nous lavons comme des éléphants en se versant des sceaux d’eau sur la carcasse.

    Réunion avec la contrôleuse des travaux

    Nous mettons au point une stratégie pour la séance de tous les dangers qui aura lieu demain samedi 1er juillet au futur centre avec l'entrepreneur des travaux. Nous avons d'ores et déjà décidé de proposer à la très charmante contrôleuse Évelyne Kafando un contrat à durée déterminée dans le cadre duquel elle pourra seconder Yara pour le suivi du chantier.

    Vérification des comptes liés au projet

    Michel a rendez-vous avec la comptable de l'AEMAG pour vérifier les comptes liés au projet. Aucune erreur ou irrégularité n'a été constatée. Les sommes investies dans cette première phase du projet se situent à près de CHF 40'000, il est donc important d'y jeter un coup d'œil.

    Rencontre avec le premier adjoint du Maire de Gaoua

    Gaoua a été choisie pour accueillir les festivités de l'indépendance du 11 décembre 2017. Cela signifie que de nombreux bâtiments et des infrastructures seront réalisés. Le hasard veut que ces aménagements se trouvent à proximité du terrain du futur centre. La commune de Gaoua fera ce qui est en son pouvoir pour faire bénéficier le nouveau centre des infrastructures comme par exemple une route, voire l'électricité. Dans le nouveau centre, l'électricité solaire sera prépondérante, car l'électricité conventionnelle coûte excessivement chère. Le solaire constitue un poste très important dans ce projet, ceci d'autant plus qu'une somme importante provenant de la fondation « La tire au loup » lui est affecté. Non à la migration de travail et à l'exploitation des enfants. Tous pour la scolarisation des enfants ! Scolarisons nos enfants. L'école est un droit fondamental.

    Direction de l’action sociale

    Oui, beaucoup de mots. Cependant, il faut soigner nos relations avec les acteurs locaux. Signaler les violences faites aux enfants est un acte solidaire. Appeler c'est gratuit 116

    La soirée

    Après le repas du soir composé, comme d'habitude, de pommes-de-terre et d'aloco (Bananes frites), nous nous attaquons à la rédaction du contrat avec la contrôleuse des travaux. Nous sommes légèrement incommodés par un gars qui, accompagné d'une musique aussi bruyante que trépidante, vante les mérites du Nescafé. Chez nous, une pub, dure 30 secondes, ici 3 heures. À demain !

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    29 juin 2017

    Bonjour, Ce matin, Bouba et Yara se sont essayés au Cenovis. Ce n’est pas gagné !

    Réunion avec l'AEMAG

    Dès 09:30, nous participons à une réunion avec 17 membres de l'AEMAG dont le comité. Nous avons été particulièrement touchés par la présence de 4 élèves aveugles ou malvoyants intégrés dans les classes de l'enseignement catholique accompagnés par 6 de leurs petits camarades voyants. Traduit en langue birifor par Yara Kambou, nos propos ont réaffirmé que ce projet était celui de l'AEMAG et qu'il devra être financièrement autonome dans 5 ans. Nous avons insisté sur l'importance de la transparence et de la communication. Nous avons également souligné que la construction de ce centre et ses activités futures devaient valoriser le rôle des femmes ainsi que d'être résolument orienté vers le développement durable, conditions sine qua non du soutien de la Direction du Développement et de la Coopération (DDC). Lors des questions, la petite Yelé, âgée de 13 ans, a levé le doigt et a demandé: « Est-ce que je pourrai apprendre le tissage à côté de l'école et quand le travail commence? »

    Première visite sur le chantier

    Autant la première réunion du jour a été conviviale, autant la seconde s'est avérée rude. En effet, nous avons constaté non seulement des malfaçons dans le gros œuvre, mais surtout des finitions bâclées. Quelques exemples: • Des portes déjà abîmées; • Des taches de peinture ce qui fait dire à Michel que le constructeur sait que ce seront des aveugles qui seront là; • Des structures métalliques tordues • Des escaliers d'accès déjà détériorés; • Des fissures sur les sols et les murs. La volonté d'être transparents vis-à-vis de nos donateurs et de nos lecteurs ne doit pas nous empêcher de signaler que le puits fonctionne, que le terrain est magnifique, verdoyant et arborisé et que l'aménagement du terrain va bon train et que la terre cultivable est belle.

    Séance de travail avec Yara

    Aux environs de 17:00, Jean-Marc ouvre la séance en expliquant à Yara que ce n'est pour ainsi dire pas possible pour une personne aveugle de suivre un chantier sans avoir à sa disposition une personne qui ait non seulement l'œil, mais surtout un sens critique à l'instar de Francine, la lionne blanche, qui a rugi et sorti ses griffes devant le maçon médusé. Demain nous organisons une séance avec la nouvelle contrôleuse des travaux pour préparer notre séance du samedi premier juillet avec Silver Nikiéma, l'entrepreneur.

    Une rencontre passionnante

    Auparavant, nous nous sommes rendus auprès d’une ONG Réadaptation à Base Communautaire (RBC). Cette structure fait de la sensibilisation et de l'accompagnement médical dans les villages. À cette occasion, nous avons abordé cette question lancinante que sont les familles d'accueil. Il ressort de nos échanges que le centre que nous projetons s'inscrit parfaitement dans le contexte local. Non seulement, il n'y a de loin pas suffisamment de familles. De plus, le centre pourra faire de la prise en charge globale afin que les enfants qui rejoindront les familles d'accueil soient sociabilisés et autonome. Ainsi, nous espérons éviter l'engorgement vécu à Boulsa et mettrons tout en place afin que le comportement et les compétences des enfants facilitent leur arrivée dans les familles d’accueil et surtout les valorisent aux yeux de leur famille et du village.

    Les choses du ventre

    Nos cuisinières sont absolument parfaites. Spaghettis sauce tomate à midi et frites, aloco et salade le soir. Par contre, le soir nous constatons que plus aucune goutte ne coule des robinets, ce qui n'est pas sans causer un inconfort certain. À demain pour de nouvelles aventures! PS : De la part de toute l’équipe, bon anniversaire à Marlène, notre vérificatrice des comptes !

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    28 juin 2017

    Bonjour à toutes et à tous, Tout d’abord, noutenons à vous remercier de prendre le temps de suivre notre blog et espérons que sa consultation suscite votre intérêt. Après une nuit difficile, la diane sonne à 05:15. Ce matin, il pleut. Nous embarquons à bord d'un bus sans climatisation pour Gaoua à 07:30. Jean-Marc, Francine, Bouba entourés de valises. Nous sommes serrés comme des sardines. Entassés au fond du bus, nous décollons de nos sièges à chaque gendarme couché qui sont nombreux.

    Quelques nouvelles du Toyota

    Le bus Toyota que Michel, Philippe et Jean-Marc avaient convoyé en 2009 de Lausanne à Ouagadougou est presque mort, mais il bouge encore. Rafistolé tant bien que mal, il va rejoindre une école pour enfants aveugles et malvoyants à Koudougou. En 2009, il comptait déjà 300.000 bornes au compteur. Femmes et enfants proposent aux passagers des fruits, des plats, des boissons et des biscuits. Après 6:30 de route, nous arrivons à Gaoua sous une pluie fine. Nous prenons nos quartiers dans un appartement qui abritait des missionnaires. Nous ne sommes pas mal. Yara Kambou, le président de l'Association pour l'Espoir des Malvoyants et des Aveugles de Gaoua (AEMAG), notre partenaire, nous expose le programme des jours à venir. Notre première visite est pour le colonel de gendarmerie Nikiéma, gouverneur de la région. Ici, le gouverneur est un militaire, car la région est frontalière avec la Côte d'Ivoire. C'est sous un gros orage, que nous nous rendons à la résidence du gouverneur qui nous reçoit à la cool, pieds nus. Voilà encore une preuve de l'excellent réseau dont dispose Yara.

    La soirée

    Après avoir errés dans la ville et ses environs en quête d'un restaurant, nous tombons sur une terrasse où nous pouvons trouver une portion de frites. Suite à l'orage, nous avons un peu froid, les Burkinabè sont transis. Le problème pour trouver des endroits où manger à Gaoua est récurrent. À tel point que nous allons nous assurer les services d'une cuisinière. Slogan aperçu au bord de la Nationale 12: « Stop SIDA! Roulez protégés! » À demain pour le début des choses sérieuses!

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    27 juin 2017

    Bonjour, La première nuit a été somme toute bonne. Il fait chaud, plus de 35 degrés avec un taux d'humidité de 90 %. [caption id="attachment_5321" align="aligncenter" width="400"]Une statuette dans le jardin de notre pension Une statuette dans le jardin de notre pension[/caption] Les préparatifs pour notre départ à Gaoua se poursuivent avec l'achat d'une clé USB pour la connexion internet. Nous avons fait le tour de Ouaga pour dénicher une bouteille de pastis. Après un pique-nique composé de Vache qui rit et de tartines de Parfait normal et végétarien, la troupe se retire sous leur moustiquaire respective pour faire une petite sieste à la fraîche de la climatisation avant de se rendre au siège de l'Alliance biblique du Burkina Faso pour évoquer la situation qui règne à Boulsa.

    Une réunion importante

    Dans ses deux derniers bulletins, notre association a relaté la situation très préoccupante qui prévaut à Boulsa.

    Un peu d'histoire

    Notre engagement dans cette ville située à 200 kilomètres de Ouagadougou date de 2008. Nous y avons construit:
    • Trois classes;
    • Un puits;
    • Des latrines;
    • Une classe supplémentaire;
    • Deux dortoirs.
    Les difficultés ont commencé avec l'abandon de l'activité des deux moulins à céréales qui constituait une activité génératrice de revenus susceptible de rendre l'école autonome. L'hébergement des enfants aveugles et malvoyants intégrés au lycée de Boulsa a été très mal géré, si bien que moins de places étaient disponible pour les enfants du niveau primaire. La situation a continué de se détériorer à cause du refus d'Étienne Sawadogo, le directeur de la structure dont dépend l'école que nous soutenons de reconnaître le rôle de Bouba, notre représentant au Burkina. Suite au refus du directeur de mettre tout en œuvre pour que les moulins redémarrent, a-b-c-d a dû se résoudre à interrompre son soutien financier. Aux dernières nouvelles, le directeur a ouvert les classes à des enfants voyants dont les parents ont les moyens de payer. Il a licencié du personnel.

    Un tableau sombre

    Selon Monsieur Yankiné, le directeur de l'Alliance biblique du Burkina Faso qui a rencontré Étienne Sawadogo dans une démarche de conciliation, il s'agit là, ni plus ni moins, d'un détournement de l'objectif du projet fixé d'un commun accord avec notre association: l'alphabétisation des enfants aveugles et malvoyants. Avant notre arrivée, nous avons proposé une rencontre au directeur de l’école de Boulsa, offre qu'il a déclinée. Voilà l'état de la situation. Lors de son prochain comité, a-b-c-d examinera les mesures qui peuvent être envisagées pour garantir la scolarisation, l’hygiène et le bien-être des enfants des enfants aveugles et malvoyants de l’école de Boulsa . Mais elles sont excessivement limitées. En effet, seul le comité d’Étienne Sawadogo qui est à sa main, pourrait mettre de l'ordre. [caption id="attachment_5323" align="aligncenter" width="600"]Francine et Dominique assises devant un magasin de téléphonie à Ouagadougou Francine et Dominique assises devant un magasin de téléphonie à Ouagadougou[/caption]

    La soirée

    Décidément, la viande est excellente au Burkina. Pas celle que l’on trouve sur les marchés, mais celle servie dans les restaurants pour étrangers ou expatriés. Faute de place dans sa salle climatisée, nous n'avons pas pu aller dans l'un de nos points de chute favorit, la Terra nostra. Cependant, nous n'avons pas perdu au change, au Vitis, restaurant situé non loin de notre pension. À demain si vous le voulez bien!

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    26 juin 2017

    Bonjour, Nous voilà repartis pour de nouvelles aventures au Burkina Faso. Jean-Marc Meyrat entreprend cette année son douzième voyage, Michel Bondi son dixième, Francine, la femme de Jean-Marc, son cinquième et Dominique, celle de Michel Bondi, son premier.

    Le voyage

    Cette année, nous voyageons pour la première fois avec Brussel Airlines. Nous décollons de Bruxelles à 11:25 pour atterrir à Ouagadougou à 15:20, heure locale, soit après un vol de 5 heures et 55 minutes. Les hôtesses belges sont très sympathiques et généreuses. De plus, l'aéroport de Bruxelles-Zaventem est beaucoup plus praticable que celui de Roissy qui est gigantesque.

    Objectif du voyage

    Nous allons nous rendre à Gaoua dans le sud-ouest du pays où a-b-c-d construit un centre d'hébergement pour jeunes aveugles et malvoyants intégrés dans les classes de l'enseignement catholique et un centre de formation pour jeunes adultes handicapés de la vue où ils apprendront, entre autres métiers:
    • Le tissage;
    • Le maraîchage;
    • L'élevage;
    • La fabrication de beurre de karité et de sumbala;
    • Le séchage de fruits et de légumes.
    Ce voyage va également nous permettre d'honorer une des commandes de livres provenant de Boubakar Ouedraogo, dit Bouba, notre représentant sur place et ambassadeur du braille au pays des hommes intègres. Nous apportons plusieurs exemplaires transcrits en braille des livres de lecture de quatrième, cinquième et sixième année du programme scolaire burkinabè, soit 115 volumes, plus de 9.800 feuilles, plus de 80 kilos de papier répartis dans 4 valises. Nous remercions chaleureusement la Bibliothèque Braille Romande et livre parlé, un service de l'Association pour le Bien des Aveugles et malvoyants, tout particulièrement, Valérie qui nous a beaucoup aidé dans notre travail de transcription en braille et Cédric, Philippe et Graziano qui nous ont bien assisté lors des bourrages de l'imprimante braille. En plus des livres, nous apportons un afficheur informatique braille, deux machines mécaniques pour écrire le braille et quelques cadeaux histoire de soutenir le moral des troupes. L'équipe au grand complet nous attendait à l'aéroport de Ouaga: Bouba déjà cité, le pasteur Sam dit Samsung, le roi Naré et sa secrétaire. [caption id="attachment_5311" align="aligncenter" width="600"]De G à D: Jean-Marc, Samsung, le roi Naré, sa secrétaire Véronique, Bouba, Francine et Dominique. De G à D: Jean-Marc, Samsung, le roi Naré, sa secrétaire Véronique, Bouba, Francine et Dominique.[/caption] Première soirée Les moustiques sont aussi nombreux qu'agressifs. [audio mp3="https://www.a-b-c-d.net/wp-content/uploads/2017/06/Raid-la-Mélopée-Du-Moustic.mp3"][/audio] Notre premier repas se déroule chez Madame Ping, le chinois du coin, où Bondi a ses habitudes près du frigo. À demain! Petit bâtiment avec deux portes qui donnent accès à nos chambres de plein pied

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    Retrouvez-nous au Burkina Faso à partir du 26.06.2017

    Bonjour à toutes et à tous, Michel Bondi et son épouse Dominique, ainsi que Jean-Marc et sa femme Francine s’envoleront pour le Burkina à compter du 26 juin prochain. Vous pourrez les suivre sur ce blog. Nous sommes d’ores et déjà en mesure de vous informer que le puits fonctionne. [caption id="attachment_5300" align="aligncenter" width="450"]On peut voir une dale sur de ciment sur laquelle repose la roue du puits. Premier tour de roue pour le puits à Gaoua[/caption]

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    4 et 5 février 2016

    Bonjour à toutes et à tous, Voici le dernier billet de ce blog qui relate nos deux dernières journées au Burkina Faso en 2016. Nous remercions chaleureusement chacune et chacun de nous avoir suivis tout au long de nos pérégrinations. Ne manquez pas d'écouter l'interview réalisée avec Martine, une enseignante aveugles à l'école de Boulsa. Audio: Martine à l'école de Boulsa [audio mp3="https://www.a-b-c-d.net/wp-content/uploads/2016/02/Martine-à-lécole-de-Boulsa.mp3"][/audio]

    Jeudi 4 février

    Il est temps de rentrer

    Il y a des signes qui ne trompent pas. À l'heure d'attaquer l'apéro, Bondi se rend compte qu'il a oublié notre bouteille de pastis au Café de Vienne. Il y court tout en espérant que des personnes mal intentionnées ne l'ait pas sifflée. Dieu existe: Bondex a retrouvé sa bouteille dans la poubelle de la chambre!

    Visite à l'Institut pédagogique du Burkina

    À l'occasion d'une courte visite, nous avons présenté le travail de transcription en braille des livres du programme scolaire burkinabè. Nous avons été reçus par la directrice de cet office et la responsable de l'éducation non formelle. Nous leur avons offert un exemplaire du livre Lire au Burkina première année. Elles ont décidé de faire analyser le contenu de ce livre afin de vérifier sa conformité avec le texte original. En fait, elles vont le soumettre à nos partenaires de l'UN-ABPAM qui l'ont déjà. Nous sommes un peu en souci avec la conformité. En effet, il y a moins d'erreurs dans la version braille.

    La transcription de livres en braille

    Grâce à la Bibliothèque Braille Romande, un service de l'Association pour le Bien des Aveugles et malvoyants de Genève, a-b-c-d a la possibilité de transcrire et d'imprimer en braille les livres du programme scolaire burkinabè. Ci-dessous sont décrites les étapes de ce processus:
    • Se procurer le livre
    • Scanner le texte
    • Passer le texte à travers un OCR
    • Faire une première lecture sur l'afficheur braille en corrigeant les erreurs clairement identifiées et en soulignant ce qui doit être contrôlé
    • Appliquer des styles pour rendre cette première version compatible avec l'impression en braille
    • Imprimer une première version en braille
    • Effectuer une deuxième lecture en braille avec une personne qui suit dans le livre imprimé pour éliminer les dernières coquilles
    • Diviser le fichier de façon à avoir 100 pages environ par volume
    • Établir une table des matières générale et une par volume
    • Imprimer et relier les livres
    • Envoyer les livres par colis de sept kilos au maximum pour bénéficier d'un envoi gratuit dit en cécogramme. Cécogramme (du latin "caecus", aveugle, et du grec γράμμα, caractère, est un courrier ou un colis contenant des documents envoyés ou reçus par une personne aveugle ou malvoyante ou une institution active dans le domaine.
    Nombre de ces opérations sont complexes et requièrent l'intervention de professionnels. Ainsi, Patrick Bussard s'est chargé du scannage du livre Lire au Burkina cinquième année et a fait un premier nettoyage. Ensuite, une collègue, Valérie Bolay, transcriptrice à la BBR, a bénévolement appliqué les styles au texte, a réparti le texte en sept volumes et a établi les différentes tables des matières. Nous profitons de ces lignes pour les remercier chaleureusement. Nos remerciements vont également à Anne Pillet qui a effectué ce travail pour les quatre premières années et nous permet d'imprimer gracieusement les livres.

    Visite à l'UN-ABPAM

    Nous sommes reçus de façon tout à fait agréable par Madame Justine Kaboré, la responsable de l'intégration des enfants aveugles et malvoyants dans les classes de l'enseignement catholique à Gaoua. Nous lui avons présenté l'avancement de nos travaux. Elle attire notre attention sur les activités génératrices de revenus qui ne fonctionnent de loin pas toujours. Elle trouve l'idée judicieuse d'intéresser financièrement les gens. Il s'agit, selon elle, d'un gage possible de réussite de l'opération.

    Au revoir Madame Ping

    Après un premier pastis pris en chambre en rédigeant quelques textes, nous en prenons un deuxième chez Madame Ping. Nous nous ruons sur les plats avec un Saint-Émilion qui tend les muscles, car à midi, Bondi ne nous a servi que des tartines au parfait et à la vache qui rit. Histoire de ne pas faire de jaloux, nous passons boire un café avec un calvados sur la terrasse désertée de la Terra nostra.

    Vendredi 5 février

    Ce matin, je vais tenter de configurer le téléphone avec voix de synthèse que nous avons apporté à Lucien Naré. Ensuite, j'irai chercher quelques objets typiques à sentir et à toucher pour une animation dans le noir que je dois animer mardi prochain. Avant cela, Bondi ira visiter le terrain agricole de Samsung, le pasteur, agriculteur, chasseur, pêcheur et surtout, le meilleur chauffeur de tout l'ouest africain. Cet après-midi, nous préparons nos bagages. Notre vol a été avancé. En effet, la desserte Paris Ouagadougou a été chamboulée. La pression sur la France est telle, que les équipages d'Air France ne peuvent plus séjourner à Ouagadougou, mais à Lomé au Togo où nous ferons escale.

    Conclusion

    Nous pouvons vous assurer que c'est la saison idéale pour venir au pays des hommes intègres. Deux semaines, c'est ce qu'il faut. Nous ne sommes pas fâchés de retrouver la Suisse d'autant plus que nous avons le sentiment d'avoir fait ce qu'il y avait à faire. Nous ne sommes pas très optimistes en ce qui concerne Boulsa. Tout dépend d'eux, la balle est dans le camp d'Étienne et de son équipe. Par contre, nous sommes optimistes, tout en restant réalistes, concernant le projet à Gaoua. Yara Kambou a un excellent réseau à disposition. Il est intelligent, instruit et soutenu par un comité solide et engagé. Tout en réitérant nos très chaleureux remerciements pour l'intérêt que vous portez à notre activité en faveur des enfants aveugles et malvoyants au Burkina Faso, nous vous donnons rendez-vous pour de nouvelles aventures l'année prochaine. [caption id="attachment_5216" align="aligncenter" width="600"]Bye bye Bye bye[/caption] Audio: Mory Tourez Burkina Faso [audio mp3="https://www.a-b-c-d.net/wp-content/uploads/2016/02/Mory-Tourez-Burkina-Faso.mp3"][/audio] Michel Bondi et Jean-Marc Meyrat Pour découvrir l'ensemble des activités d'a-b-c-d, n'hésitez pas à vous rendre sur son site www.a-b-c-d.net

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    3 février 2016

    Bonjour à toutes et à tous, Troisième et dernière journée à Boulsa avant la dernière ligne droite au Burkina Faso.

    Remise du livre Lire au Burkina cinquième année

    C'est devant les autorités de l'enseignement et de l'action sociale, celles représentant le pouvoir coutumier, les enseignants et les enfants que nous avons remis six exemplaires du livre Lire au Burkina cinquième année transcrits en braille. Chaque exemplaire se compose de six volumes d'une centaine de pages chacun imprimées recto verso. Suite à un deuil intervenu dans le voisinage, nous n'avons pas eu droit aux chants habituels. Par contre, nous avons assisté à la lecture en braille absolument magistrale par un élève, le jeune Wendémi, un des petits chouchoux de la lionne blanche. [caption id="attachment_5198" align="aligncenter" width="600"]Le petit héros du jour Le petit héros du jour[/caption] Dans le billet de demain, je reviendrai plus en détails sur la procédure pour la transcription en braille et le rôle qu'a joué ma collègue Valérie Bolay, collaboratrice du service de transcription de la Bibliothèque Braille Romande et livre parlé, un des services de l'Association pour le Bien des Aveugles et malvoyants de Genève. [caption id="attachment_5199" align="aligncenter" width="600"]L'apéro après le cérémonie officielle L'apéro après la cérémonie officielle[/caption]

    Le trajet de retour émaillé d'incidents

    Le bus Toyota que nous avons convoyé depuis Lausanne avec Philippe en 2009 arrive vraiment au bout. Il se déglingue de tous les côtés. La poussière entre par tous les pores de sa carrosserie pourrie. Cependant, le moteur tient le coup. Nous avons demandé la route aux environs de 13:00. Étienne et son équipe, qui en voiture, qui à moto, nous ont escortés jusqu'à la sortie de Boulsa. Quelques kilomètres plus loin, Samsung, le meilleur chauffeur de tout l'ouest africain, ne parvient plus à passer les vitesses. Nous nous arrêtons sur le bas-côté de la route. Bondi, spécialiste en matière de guimbarde, parvient, grâce à son légendaire doigté, à en enclencher une. Un peu tendu, Samsung roule en troisième sur plusieurs dizaines de kilomètres, jusqu'à un garage à Zorgho. Après quelques tours de clé pour resserrer des écrous, un peu d'huile et quelques coups de marteau bien ajustés sur le levier de vitesse, nous voilà repartis. Cinq kilomètres plus tard, c'est la crevaison. Une vis monumentale a perforé le pneu arrière-gauche du Toyota. Avec une heure de retard sur l'horaire prévu, nous arrivons sans encombre à Ouagadougou, au Café de Vienne où nous passerons la nuit dans le même lit. Que nos femmes et nos admiratrices soient rassurées, le sommier est heureusement large. [caption id="attachment_5200" align="aligncenter" width="450"]Le clou de la journée Le clou de la journée[/caption]

    Notre avant dernière soirée à Ouagadougou

    Après une bonne douche et des tentatives pour soigner notre rhume au pastis, nous avons jeté notre dévolu sur la terrasse de la Terra nostra. Piccata de veau pour moi, bœuf au poivre vert pour Bondi, pommes-de-terre sautées, excellent rosé du Salento, café Calvados. Bref, de quoi requinquer une équipe qui a passé plusieurs jours dans des conditions pas très confortables. Je vous entends déjà dire que nous ne sommes pas très originaux. C'est vrai, mais nous avons nos habitudes. Ainsi, nous ne risquons pas de nous perdre dans des rues très mal éclairées et nous sommes toujours bien reçus. Demain soir, nous irons chez Madame Ping où Michel a ses habitudes, à tel point qu'il se sert lui-même dans le frigidaire. Audio: L'Afrique en à marre [audio mp3="https://www.a-b-c-d.net/wp-content/uploads/2016/02/LAfrique-en-a-marre.mp3"][/audio] Alors, à demain!