Sur le terrain

Au départ, un séjour au Burkina Faso au printemps 2008. Depuis, les voyages se sont succédés et des projets ont peu à peu pris forme et mûris.

Lors de chaque séjour, suivez notre activité à travers nos comptes rendus quotidiens. Nous nous réjouissons de lire vos commentaires!

Retrouvez ci-dessous, voyage après voyage, les comptes rendus de notre action sur le terrain:


Il y a 197 comptes rendus

  • Catégorie: Sur le terrain

    23 novembre 2018

    Séance fructueuse avec la secrétaire comptable, établissement des cahiers des charges des collaborateurs, organisation d'un "petit Noël" et de l'inauguration du centre.

  • Catégorie: Sur le terrain

    22 novembre 2018

    Les séances s'enchaînent, la bonne volonté est de rigueur, la dure réalité prend rapidement le dessus.

  • Catégorie: Sur le terrain

    21 novembre 2018

    Départ pour Gaoua, première visite du site du futur centre à bord du bus de Don Bosco et retrouvailles avec nos cuisinières.

  • Catégorie: Sur le terrain

    20 novembre 2018

    Voyage à Zorgho, quelques considérations sur l'état du pays et quelques rencontres.

  • Catégorie: Sur le terrain

    23 et 24 février 2018

    Bonjour, Voici le dernier billet de ce blog. Retour à Ouaga, un peu de repos dans notre pension, le repas carné à la Terra Nostra, quelques rencontres. [caption id="attachment_5578" align="aligncenter" width="1200"] Tableau dans la salle d'exposition de la pension Yiri Suma[/caption]

    Vendredi 23 février

    Retour à Ouaga

    Plongés dans nos bouquins ou dans nos pensées, nous avons parcouru en sept heures les 400 kilomètres qui séparent Gaoua de Ouaga dans d'excellentes conditions dans un bus climatisé. Après une petite sieste, nous parvenons à installer un programme de voix de synthèse sur l'ordinateur de Lucien Naré. Michel n'a pas de grandes prédispositions pour l'informatique. Cependant, il est en progrès.

    La soirée

    Nous retrouvons nos amis à la Terra Nostra. Nous apprécions tout particulièrement le filet de bœufs au poivre vert accompagné par ses pommes-de-terre sautées, les meilleures de toute l'Afrique de l'ouest.

    24 février

    Cette nuit une belle averse a rafraîchi l’atmosphère et a nettoyé les mangues de la capitale. Voilà qui n’est pas fait pour nous déplaire.

    Situation à Boulsa

    Depuis 2008 jusqu’en 2016, nous avons soutenu une école qui accueille des enfants aveugles et malvoyants du degré primaire à Boulsa, chef-lieu de la province du Namentenga dans le centre-nord du Burkina. Sans nous avoir consultés, le fondateur a changé l'affectation des locaux payés par a-b-c-d pour ouvrir des classes du degré secondaire pour accueillir des élèves ordinaires. Le nombre d'enfants aveugles ou malvoyants est passé de 45 à 14. Deux enseignants ont donné leur démission faute d'avoir été payés depuis une année. Un troisième travaille toujours mais sans solde. Le comité d'a-b-c-d a décidé de verser une prime à ces trois fidèles collaborateurs pour les remercier de s’être occupé pendant des années des enfants aveugles et malvoyants de Boulsa. La rencontre s’est bien déroulée. L’atmosphère était assez cordiale. Il ressort de tout ça, un énorme déficit de communication. Le fondateur est omnipotent et entêté et ne comprend décidément rien à la situation. Pour marquer notre bonne volonté, nous allons adresser du papier et du matériel pédagogique directement au fidèle Mathieu qui, malgré les difficultés rencontrées et l’absence de salaire, continue inlassablement sa tâche en faveur des enfants aveugles et malvoyants.

    Que faire des enfants de Boulsa ?

    Nous avons pris contact avec une école qui accueille des enfants aveugles et malvoyants à Zorgho, une ville située non loin de Boulsa. Grâce au parrainage, a-b-c-d se propose d’intégrer dans cet établissement trois enfants. Mais de nombreuses questions sont ouvertes :
    • Quel est le niveau des enfants ?
    • Les parents seront-ils d’accord d’envoyer leurs enfants dans une autre ville ?
    • Les parents seront-ils en mesure de participer aux frais de scolarité, en nature ou en espèces ?

    Le tisserand Casimir

    Casimir, lui-même aveugle, tisse avec 9 handicapés de la vue qu’il a formés des filets à commission que nous revendons en Suisse. Il nous en livre 85. Nous pensons également à Casimir pour former les futurs formateurs en matière de tissage à Gaoua. [caption id="attachment_5579" align="aligncenter" width="800"] Labyrinthe[/caption]

    Conclusion

    Après six jours passés à Gaoua et Ouaga, beaucoup de sujets ont été abordés, plusieurs décisions ont pu être prises, de nombreuses personnes se sont impliquées. Maintenant, le plus dur reste à faire. Cela va dépendre de nous, bien entendu, mais surtout des acteurs sur le terrain. Les constructions prévues à Gaoua ne seront pas la tâche la plus compliquée. La mise en route du centre, l’hébergement des enfants, l’engagement du personnel, la mise en place des formations va demander à Yara et à son comité un grand investissement. Ils pourront compter sur le comité d’a-b-c-d, et sur l’expérience de Bouba. Notre souci quant à la situation à Boulsa reste entier. Plusieurs pistes ont été évoquées pour que les enfants qui restent à Boulsa puissent poursuivre leur scolarité et que ceux qui ont quitté l’école puissent être pris en charge ailleurs. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des progrès, mais aussi des éventuels problèmes rencontrés par les différents acteurs. Nous aurons l’occasion d’en parler lors de notre prochaine assemblée générale statutaire qui aura lieu le 17 mars 2018 à 10:00 à laquelle vous êtes cordialement invités, ainsi que dans notre prochain bulletin.   Michel Bondi       Jean-Marc Meyrat  

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    22 février 2018

    Bonjour à toutes et à tous, Visite du chantier, le pot chez l'entrepreneur Hermann, un après-midi tranquille, une dernière séance avec Hermann et la soirée d'adieu. [caption id="attachment_5564" align="aligncenter" width="1200"] Merci au troupeau de la famille peulh de fumer le terrain du centre[/caption] À côté du centre, une famille peulh fait paître son troupeau de bœufs. À la saison des pluies, le troupeau va commencer sa transhumance vers le nord jusque dans la région de Koupéla, soit un voyage de plus de 300 kilomètres. Nos arpenteurs déterminent les emplacements définitifs où seront construits les futurs bâtiments. Le jardin où sera pratiqué et enseigné le maraîchage couvrira une surface de 900 mètres carrés.

    Apéro chez Hermann

    En plus de son activité d'entrepreneur, Hermann tient à bar près du marché de Gaoua, le Ono-One club. Ça discute, ça rigole, ça parle de la Révolution et du capitaine Sankara. Hermann a prévu deux poulets et de la viande de mouton, mets auxquels nous ne touchons pas par prudence et par respect de nos cuisinières qui nous ont cuisiné un délicieux riz à la pâte d’arachide. Le repas est le seul moment de calme. Les conversations sont remplacées par les bruits de succion et d'os fracassés. [caption id="attachment_5565" align="aligncenter" width="1200"] Joyeux apéro che Hermann[/caption]

    Le « qui m'a pousse »

    Nous avons goûté au « qui m'a pousse » ou « koutoukou ». Il s'agit d'un alcool distillé à partir de sucre et de levure. Cela n'a pas beaucoup de goût. Cependant, sorti du congélateur et consommé avec modération, cela nous rappellera de bons souvenirs de notre fructueux séjour À Gaoua. [caption id="attachment_5566" align="aligncenter" width="800"] Bienvenue au far ouest avec le tisserand malvoyant Seydou[/caption]

    Dernière séance avec Hermann

    Michel a rédigé un procès-verbal qui est signé par les parties en présence.

    La soirée d’adieu

    Nos deux cuisinières ont apporté des cadeaux pour nos gazelles : de la pâte d’arachide et une broderie. En plus du célèbre « koutoukou », Yara m’a offert un bidon de beurre de Karité pour la lionne blanche. [caption id="attachment_5567" align="aligncenter" width="800"] Nos deux cuisinières nous offrent des cadeaux pour nos gazelles[/caption] À demain à Ouagadougou où on va se remettre à la viande !    

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    21 février 2018

    Bonjour, La question des WC est réglée, de quoi ont besoin nos cinq protégés, enregistrement de trois émissions de radio, deuxième rencontre avec le comité de réflexion de l'AEMAG et engagement d'un contrôleur des travaux.

    Les toilettes VIP

    Non, il ne s'agit pas de toilettes réservées aux privilégiés. L'acronyme VIP signifie Ventilated Improved Pit. Une latrine améliorée à fosse ventilée est un type de latrine dérivé de la latrine à fosse simple et destiné à pallier les limitations de celle-ci, en particulier les problèmes de mauvaises odeurs et des mouches. Les résidus peuvent être recyclés dans le maraîchage. Une seule fosse suffira puisque l'apport en engrais sera assuré par la porcherie.

    De quoi ont besoin nos petits protégés ?

    En présence de Thérèse Palenfo, cheville ouvrière et pièce maîtresse du comité de l'AEMAG, nous établissons une liste de ce qui est indispensable  pour accueillir, dans les conditions les moins mauvaises possible, les cinq enfants hébergés au centre:
    • Des médicaments de base;
    • Des ustensiles de cuisine;
    • Une bombonne de gaz;
    • Du savon et de la lessive;
    • Des habits;
    • Des chaussures;
    • Deux lampes solaires;
    • Une bassine lave-main.
    En fin de compte, il y en a pour CFA 168.500.-, soit environ CHF 300.-.

    Le projet sur Radio Évangile

    Nous participons à trois enregistrements:
    • Le premier est consacré au projet à Gaoua avec Michel, Bouba, Yara et Jean-Marc;
    • Le second résume la première émission en langue birifor avec Yara;
    • Un troisième est consacré à la sensibilisation du public et à la stigmatisation des personnes handicapées de la vue à laquelle participent Yara, Bouba et Jean-Marc.
    Ces émissions seront relayées par d'autres radios du Burkina. Elles seront prochainement disponibles sur le site www.a-b-c-d.net. [caption id="attachment_5555" align="aligncenter" width="1200"] Séance d'enregistrement à Radio Évangélique du sud-ouest[/caption]  

    Deuxième round avec le comité de réflexion de l'AEMAG

    Nous avons passé en revue l'intégralité du document. Tiré à trois exemplaires, il est signé par Yara, Bouba et Jean-Marc. Apéritif à suivre. [caption id="attachment_5556" align="aligncenter" width="800"] Yara pose son paraphe sur le cahier des charges[/caption]

    Engagement d'un contrôleur des travaux

    La négociation sur son salaire est un peu serrée. Toutefois, nous parvenons rapidement à un terrain d'entente. On n'a rien sans rien. De plus, notre aveugle Yara a impérativement besoin d'une aide pour mener à bien sa tâche de maître d'œuvre. Maïga se rendra au minimum deux fois par semaine sur le chantier et assistera à toutes les coulées de béton. Un procès-verbal hebdomadaire sera rédigé et un rapport mensuel établi. Nous lui demandons d'examiner en détail l'état du bâtiment existant avant sa réception définitive fixée en août 2018. [caption id="attachment_5557" align="aligncenter" width="800"] Comme Yara, notre contrôleur est un révolutionnaire[/caption]

    La soirée

    L'ambiance est bonne. La nourriture préparée par nos dames est toujours aussi délicieuse. Demain, nous nous rendons sur le chantier pour déterminer l'emplacement définitif des bâtiments à construire durant la deuxième phase. Alors à demain!